Band 
Tome second.
Seite
589
JPEG-Download
 

DE L’ASTRONOMI E MODERNE. 589instrumens none pas une grandeur suffisante pour rendre très-sensibles les petits changemens de la hauteur méridienne dusoleil au teins des solstices. M. Delisle se servit d’une simplelunette garnie d’un micromètre, dirigée & fixée à la hauteursolsticiale du soleil ; c’étoit un instrument dont on pouvoitaugmenter la grandeur la puissance presque à volonté. Onn’avoit pas besoin de quart de cercle , puisque le micromètresuffi foi t pour mesurer les petits changemens de la hauteur {a).Ces méthodes avoient pour objet de perfectionner la détermi-nation toujours difficile d u tems des solstices. On n’avoit alorsque les observations des solstices 6c des équinoxes {^), 6c celledes hauteurs méridiennes du soleil (c), pour déterminer sa lon-gitude, & son mouvement nécessaire à la connoissance de tousles autres. Flamsteed trouva le moyen de sc passer de l’obser-v"átion directe des solstices êc des équinoxes , 6c il imaginaune méthode aussi ingénieuse qu’elle est utile. Le soleil au temsdu solstice, est à sa plus grande distance de l’équateur, 6c s’en

(íz) Mém. Acad. des Scicn. année 1714 ,k- r;?.

te même Delisle inventa en 1719 la mé-ridienne filaire. La méridienne marquée parune ligne tracée fur le plancher ne permetjamais que des observations incertaines.L’attoucnemcnt de l image solaire est diffi-cile à décider , à cause de la pénombre quientoure cette image. M. Delisle imaginad étendre un fil dans la direction de laméridienne. On tient a la main un papierfur lequel on reçoit Limage du soleil , lemoment où sombre du fil paroît sur le pa-pier est celui du premier attouchement, lemoment oùelic disparoîr est celui du fécond,& le milieu de l’intervallc est très-précisé-menc le moment de midi, ou du passage ducentre du soleil au méridien. ( Ihid. 171 j ,JM4-)

(é) D. Caffini imagina une méthode pour«cuver la différence des mendiées, L’équi,-

noxe arrive au même instant par toute laterre , sauf la différence des méridiens. Enobservant dans deux lieux différens la hau-teur méridienne la plus proche de l’équi-noxe , on pourra conclure à quelle heurel’équinoxe y est arrivée, Sc la comparaisondes heures comptées dans les deux lieux,donnera la'différence des méridiens. Uneseconde d’erreur dans la hauteur répond àune demi-heure de rems. En répétant cesdéterminations, on pourroit avoir un petrplus d'exactitude. Caffini combinoitlcs ob-servations de l’automne avec celle du pritr-ie m s , il trouvoit le moyen de se pasler de:la réfraction , de la parallaxe Sc de la hau-teur du pôle, il ne sc trompa que de 10"sur la longitude de Caïenne ( Mtm. Acad ,des Scien. Tom. VIII , p. 95). Mais pourdonner certe exactitude , la méthode avoicbesoin de toute l’habilité de D. Caffini,

(c) Supra, Tom. I, p. 6 $ S.