C 1 1 HISTOIRE
partant de la réfraction horizontale de z r minutes , Lc dcl’abaislcment de i 8 degrés au-dessous de Phorizon , qui estcelui où finit le crépuscule , & où la lumière du soleil celle denous être renvoyée, il a trouvé par une méthode semblable àc«lle d’Alhazen(u), que la hauteur de Patmosphère ne pouvoirêtre moindre que 3 1 947, 5 c ne pouvoir surpasser 37113 toises;5 c par un milieu, il établit cette hauteur de 345 S 5 toises ,ce qui fait un peu plus de quinze de nos lieues de 11 8 3 toises.Montanari, comme nous Pavons dit, avoir estimé par la paral-laxe d’un météore, que Patmosphère devoir s’étendre jusqu’àquinze lieues de la surface de la terre. La Hirc, sans déduireses raisons, pensoit que cette hauteur n’étoit point partout lamême , 5 c que Patmosphère pouvoir être plus haute aux pôlesqu’à Péquateur (b).
D. Caílini n’étoit plus alors , J. Cafiini son fils fut fansdoute étonné de ce résultat ; il avoir droit à la théorie desréfractions, qui avoir été presque créée par son illustre pere, ildevoir prendre intérêt à ses résultats. On pouvoir trouversingulier que les crépuscules donnassent 34000 toises pour lahauteur de Patmosphère , tandis que les réfractions n’cn don-noient que 1000. D. Caflìni avoir supposé que le rayon delumière nous parvient en ligne droite ; il falloir donc recom-mencer son travail, en admettant la courbure du rayon depuislong-tems soupçonnée.,Son fils commença par déduire immé-diatement de l’obserYation la réfraction qui a lieu à différenteshauteurs (c) ; ensuite il supposa que le rayon de lumière tra-versant Patmosphère, se détourne toujours de fa route, àchaque petit intervalle, Lc d’unc quantité égale ; il en conclut
(«) Hist, dc l’Astron. moderne, Tom. I,p. 140.
(í) Mém. Aead. Scien. 1713, p- J 4 *(c) Supra, p. 300