614 HISTOIRE
Ils trouvèrent que cette élévation de Patmosphère étoit environde i 5 à i o lieues ; ainsi la méthode du baromètre s’accordoitavec celle des crépuscules.
Mais les météores qui font vus dans Pair, 5 c qui font apper-çus de lieux très-différais ôc très-éloignés , ne peuvent êtreainsi visibles fur une étendue considérable du globe que parleur élévation. L’une doit donc faire juger de l’autre ; ôc sidans ces lieux différais on a observé le point du ciel ou unmétéore a été vu, fa parallaxe peut faire connoître fa distance,5 c par conséquent la hauteur de la partie de Patmosphère oh ils’est montré. Halley calcula, par la parallaxe d’un météore vuen Angleterre le 3 o Mars 1719, que fa hauteur étoit de 7 3milles anglois ( a ), c’est-à-dire, de plus de 1 ô de nos lieues.M. de M ai ra n vint reculer encore beaucoup ces limites , enappliquant les aurores boréales à cette recherche. Les auroresboréales font des météores , c’est-à-dire, des phénomènes pro-duits dans Patmosphère de la terre. II est aisé de reconnoîtrequ’ils ne font point assujettis , comme les astres, aux appa-rences du mouvement diurne. Les planètes, les étoiles semblentaller de l’orient au couchant, parce quelles font immobiles ,5 c que nous sommes en mouvement : les météores ne changentpoint de place à Pégard de l’horizon, parce qu’ils fe meuventavec le globe, avec nous; ils font dans notre monde, puilqu’ilsnous accompagnent. Or ces phénomènes dc Paurore boréalefont vus en même tems à de très - grandes distances. M. deMairan , qui avoit l’efprit auísi exact: que philosophique, 5 cqui a fait un grand travail fur les apparitions des auroresboréales, & fur leurs causes , a trouvé , en calculant leurparallaxe , que les différentes aurores boréales étoient placées
£*) Transac. philos. 171, , n°. Jíç».