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Tome second.
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§. XXII.

L’ÍclipsE totale de 1714 fut observée à Paris avec lesmêmes apparences ; on remarqua surcoût la couronne lumi-neuse qui entoure le soleil (a). Cependant, soit par le penchantnaturel des hommes à rejeter les idées des autres pour en cher-cher de nouvelles, soit peut-être qu’on trouvât la réputation deD. Caílìni trop grande & trop étendue , aucun astronome del’académie , excepté J. Caílìni son fils , ne rapporta les appa-rences de ces éclipses à la lumière zodiacale Sc à l'armosphèredu soleil , quoique ces apparences ne fuflent visiblement quecelles de cette atmosphère. Le chevalier de Louville soutintque c’étoit l’armosphère de la lune ; il y revint plusieurs foisavec affectation. La Hire , ÔC après lui M. Deliílc voulurentexpliquer le cercle lumineux par un certain éparpillemencde la lumière réfléchie ; ils firent en conséquence des expé-riences a fiez curieuses. La Hire suspendit une pierre rondede couleur grise àc non polie de deux pouces de diamètre; elleétoit placée devant un corps lumineux , ôc de manière que lecorps étoit entièrement caché , la Hire alors apperçut que lesbords de la pierre paroisibient fort clairs ; il attribua à laréflexion des inégalités de la pierre ce qui semble appartenir2 ''inflexion des rayons de la lumière , Sc il pensa que cctrcapparence expliquoit la couronne lumineuse apperçue pendantl’éclipse (c). M. Deliílc introduisit un rayon solaire dans unechambre obscure par une très-petite ouverture ; il reçut cerayon fur un cercle de plomb plus grand que l’image solaire ,ensuite il reçut Limage du tout sur un carton blanc. Le cerclede plomb formol t un rond obscur , environné d’une zone

(a) Mém. Acad. Scicn. ann. 1714,p. i7< ( b)lbid 1715, p. 8y.

* 1* *0. $í) lkid. , p. iíi.

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