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Tome second.
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664 HISTOIRE

k préccfsion des équinoxes; ou du moins il n’auroit varié querelativement à leur position, comme celui qui naît de la dimi-nution de l’obliquité de l’écliptique. Halley conclut avec raisonque le mouvement qu’il appercevoit appartient en propre à cesétoiles , & est différent dans chacune d’elles. Ce mouvementest un changement réel de lieu dans l’efpace ; ces étoiles fonttransportées, font mues comme les planètes dans leurs orbites..Ces changemens font très - lents , ces orbes font très-petits,parce que la distance des étoiles est infiniment grande {a). Lesétoiles fixes ne le íont donc pas ; si elles ont paru l'ètre à unelongue fuite de siécles, c’est que ce grand te m s a été nécessairepour rendre sensibles des variations presque anéanties pari’éloignement ! Ces étoiles ne luisent point pour le foible•secours de la lumière quelles nous donnent ; ces flambeauxn’ont pas été placés si loin, fans avoir des corps qu’ils éclairent;íeroient-ils revêtus d’une puissance attractive, fans avoir unesphère où elle agit, des masses telles que nos planètes, qui lui^font soumises? La nature n’a point fait cette dépense de feux& de force Lans nécessité. Notre soleil, qui n’a d’avantage furces étoiles que la proximité, notre soleil leur égal, n’est pas plusremarquable qu’elles; il ne les efface que comme les Roisvivans & préfens effacent leurs prédécesseurs, qui font dansl’éloignement pour la postérité. Voilà donc une vérité nouvelle& importante, ajoutée par Halley, aux vérités de Nevton. Cevaste soleil, dont Nevton a si bien démontré l’immobilité sen-sible à l’égard des planètes qui circulent autour de lui, ne Testréellement qu’à l’égard de ces planètes ; il peut, il doit, commeles étoiles, fe transporter dans l’efpace, accompagné de toutson cortège ; tout marche avec lui d’un mouvement commun

i/ì Transsc. philos. 1718, n*..} j 5.