K68 HISTOIRE
plus grandes ont un terme où cesse ieur action. Les soleilspeuvent être espacés dans le vide , de maniéré qu’ils soienttoujours au-delà de ce terme, 6 C qu’existanc comme solitaires,ils n’ayent point de pouvoir les uns fur les autres. Ces empiresséparés pourroient donc subsister sans se réunir jamais d#os unseul , sans se détruire réciproquement par leurs masses fansordre accumulées. Mais d’ailleurs, pourquoi ce chaos destiné àtout finir, seroit-il inconcevable ? La cessation-du mouvement,la masse épouvantable de tous ces corps entassés en un seul ,cette fin d J un si bel ouvrage seroit un vice de la nature créée.Ne voyons-nous pas que ses parties se décomposent? Son sein nss’ouvrc que pour montrer des causes de destruction ; tous les êtreschangent, tandis que l’univers subsiste: mais cette grande orga-nisation peut se détruire comme nous, par le principe de forcequi le fait mouvoir, Sc qui le contcrve comme nous, pendant,un tems limité.
tz. XV I.
Toutes les sciences ont des conformités une marchesemblable , qui est celle de l’csprit humain. Partout il est desconnoissances qui nous font refusées , Sc partout l'hom meoppose l’opiniàtreté à la résistance. Nous ignorons ce que laperfection future des arts nous réserve ; mais la connoissancede la distance des étoiles nous fera peut-être toujours refusée-,comme dans la chimie la transmutation des métaux. Cependanten s’estorçanc d ! acquérir ce qu’il nc peut atteindre, l’hommerencontre Sc laisit ce qu’il nc cherchoit pas. On dit que plu-sieurs des vérités de la chimie font dues à la préoccupation dela pierre philoíophale ; celle de la parallaxe des étoiles , éga-lement heureuse dans ses esters, a produit à l’astronomie unegrande découverte à laquelle on nc longcoit pas.