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Tome second.
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SUR LES CORPS LUMINEUX, &c. 687

Ces raisons , qui fuffiroient pour nous décider, font encoreappuyées d’unc autre probabilité. M. Michcll, Anglois, penseque l’ufage de classer les étoiles Sc de les grouper en constella-tions , n’est pas tant de l’imagination des astronomes que de lanature. On voit d’assez grands espaces dans le ciel, où les plusforts télescopes ne découvrent aucune étoile , tandis qu’on enrencontre d’assez petits où beaucoup d’étoiles font unies &centassées. Les Pléiades , par exemple, font composées de sixétoiles remarquables au milieu de plusieurs autres ; elles fonttoutes entre la troisième & la sixième grandeur. Hypparque ScPtolémée ont compté dans le ciel 1022 étoiles visibles à lavue simple , c’cst-à-dirc , de la sixième grandeur & au-dessus ;mais comme ces anciens astronomes ne voyoient point à Ale-xandrie le ciel entier, comme il est possible qu’il leur soitéchappé beaucoup de ces étoiles, M. Míchell suppose qu’onen peut compter environ 1 500 de cette efpece. II calcule en-suite par les probabilités, combien on peut parier que dans ccnombre d’étoiles, semées arbitrairement fur la voûte céleste,six de ces étoiles feront réunies dans un si petit espace , Sc ilne trouve que l’unité contre cinq cent mille. Il y a donc cinqcent mille contre un à parier que six étoiles n’ont point étéainsi ferrées Sc disposées par le hasard ; Lc cinq cent millecontre un qu’il existe une cause Lc une raison de cet assemblage.Cette probabilité est très-forte dans un monde où tout est réglépar des loix , où rien ne s’est fait fans cause. Ces étoiles grou-pées forment donc un système absolument analogue à notresystème planétaire. Notre Soleil n’existc donc pas solitairement,Lc doit appartenir à quelque système d’étoiles. M. Michel! pro-pose plusieurs indices assez plausibles pour distinguer les corpsavec lesquels notre Soleil peut être lié ; il en exclud d’abordtous les amas d’étoiles , ce font des systèmes , des sociétés