SUR LES CORPS LUMINEUX, <5v. e 91
dans les descriptions da P. Scheiner, & qui avoit été observéepar lui en 16*5,61 ans auparavant. Ces retours d’apparitionsau même lieu, après des intervalles dissérens, détruisent abso-lument l’idée d’unc matière qui s’évapore. Une dépuration,opérée au milieu d’une si grande agitation , ne semble pointcompatible avec ces retours ; il faut une explication qui rendeà la fois raison §c de la singularité de ces retours, qui tient àune forte de constance , &c de la bizarrerie habituelle de cestaches , tant pour le lieu où elles fe montrent que pour leurforme inégale changeante, leur couleur plus ou moins fon-cée , leur durée plus ou moins longue. La Hire eut une idéeingénieuse, qui paroît la plus naturelle & la plus vraie. Selor*lui, les taches obscures, Le quelquefois tout-à-fait noires, appar-tiennent à une nulle lolide, dont elles ne font que les émi-nences. Cette m a sic est de toutes parts enveloppée , baignée ybrûlée par le fluide du feu de la lumière : la masse nage dan»le fluide , Lc lorfqu’elle s’éleve , elle montre fes éminences quenous prenons pour des taches; lorsque la masic s’cnfonce, lestaches Le les éminences difparoiíFcnt. La tache est noire, lors-que l’émincnce est entièrement dépouillée du fluide igné; estern'est qu’obfcure , lorsque l’éminonce est recouverte d’une cou-che légere Le transparente. Enfin les taches, avant de fe mon-trer , Le après avoir disparu, laissent cette apparence désignéefous le nom d’ombre , Le qui n’est que l’opacité dc la masicsolide apperçue à travers une couche plus épaisse du fluide. Ona remarqué que les taches ne paroisient point en même teinsdans les parties opposées du Soleil ; estes lsont le plus souventassez voisines. Cette oscillation annonce tan fluide qui aban-donne une partie pour fe jeter fur une autre ; Lc tous les phé-nomènes réunis indiquent une masic folidie oC opaque , livrée*ì faction de ce fluide destructeur, qui eu ar lui-mêmc lormé st*