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Tome second.
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7 io DISCOURS

avcc cette premiere combinaison, 6c les divers composés ontparu successivement. Ce sont les œuvres de la nature que nousdétruisons , en y appliquant le feu, qui , quand il est libre ,ayant éminemment la propriété de diviser, tend à tout rame-ner à la division primitive par laquelle tout a peut-être com-mencé. Mais, comme nous Pavons observé , le feu, la lumièren’existe dans ces mixtes que dans un état de décomposition ,dans cet état qui produit les couleurs. Lorsque le feu est appli-qué à ces mixtes pour les détruire , son action précipitée, en-traîne des parties qui font encore des mixtes, où la lumièrefixée 6c combinée existe dans un état de décomposition, 6c laflamme se peint de leurs couleurs. Cette flamme coloréeannonce donc faction du feu fur un corps où lui-même seretrouve, sur lequel il a déjà exercé une ou plusieurs actions,& où il a produit disterens mélanges de plus en plus composés.Ces mélanges , ces productions , qui ne font que la fuite 6c ledéveloppement de faction toujours semblable d’un clémentsur f autre , ont demandé du tems ; elles se sont succédées, letems n’est qu’une succession. Les corps célestes où elles se ren-contrent sont donc les plus vieux dans la nature ; la divisiondes parties , Pcffct résultant de Pinccndic est plus avancé. Lescouleurs des étoiles peuvent donc indiquer leur âge 6c le degréde leur inflammation. Cette hypothèse est conforme au petitnombre de phénomènes observés. Non seulement il n’y a quequelques étoiles qui nous montrent des couleurs , mais cellesqui se sont montrées , ou qui ont diíparu tout-à-coup , cellesqui ont des retours, ont particulièrement une lumière colorée.L’étoile de Cassiopée , si bien observée en 1571 par Tycho ,offrit des couleurs remarquables ; celle du pied du Sagittaire,considérée par Kepler en 1604, avoir une lumière blanchejp.çléc de rouge. Mais sur tout celle de 1 572 fut un spectacle