SUR LES CORPS LUMINEUX, ôc. 7 n
Sc lumineux, Sc qu’il se soie éteint pour devenir solide Sc opa-que , ou que le Soleil choqué ait laisse échapper un jet dematière brûlante Sc liquide , laquelle durcie par le réfroidisse-ment, a formé les globes que nous habitons, il en a dû résul-ter les mêmes effets fur Ces globes.
Cette identité des corps lumineux Sc obscurs n'est encorequ'une simple possibilité Sc une vue du génie. Lorsque les faitscomparés demanderont cette identité de tous les corps célestes,Sc cette origine des planètes , ce qui étoit une hypothèsedeviendra une vérité. Or nous pouvons examiner l’hypothèsepar ses suppositions : la matière aujourd’hui solide Sc compactedes planètes a dû être jadis liquide Sc brûlante ; si la terreconserve des vestiges de cet ancien état, ces vestiges seront lescaractères de son origine , Sc l’origine sera démontrée. M. deBuston a retrouvé dans la constitution actuelle de notre globeles symptômes de fa liquidité Sc de son inflammation. Laterre a été liquide, puisqu’elle est aplatie; si elle avoit été pri-mitivement solide, elle ne se seroit point déformée par la forcecentrifuge née de sa rotation, la cohésion des parties l’auroitdéfendue ; la mobilité des fluides peut feule avoir cédé àfaction de la force centrifuge (a). L’aplatiflement de Jupiterdémontre que cette planète a été comme la terre dans un étatfluide ; Sc si un aplatissement semblable ne sc remarque pointdans les autres globes célestes, qui tournent moins rapidementfur leur axe, c’est que cet aplatissement trop petit, Sc vu dçtrop loin, ne peut avoir une dimension sensible par nos me-sures. Si nous n’habitions pas la terre , nous n’aurions pointapperçu son aplatissement. La figure aplatie des globes peutdonc être regardée comme un phénomène général, Sc la fluidité
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(a) Supra , p. J J ;
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