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Tome second.
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7-r DISCOURS

primitive qui en est: la source , comme un principe universel.C’est ainsi que M. de Bustbn s’est assuré que les planètesavoient été d’abord liquides, Sc voici comment il a reconnuleur inflammation. Le froid des hivers Sc la chaleur des étésfont des changcmcns très-fônsibles de la température du globe;ces changemens font dûs à la position différente du Soleil, qui,dans l’été, placé vers le haut du ciel, nous échauffe par desrayons presque perpendiculaires, Sc dans I’hiver, abaissé versl’horizon , nous envoie des rayons inclinés qui effleurent lasurface, Sc ne font que glisser sur nous. Si la physique peut, àl’aide du thermomètre , mesurer la température des étés, pourla comparer à celle des hivers , la géométrie peut considérerces différentes inclinaisons , mesurer leurs effets , estimer laquantité de ces rayons par la durée des jours, Sc dire combienle Soleil est plus bienfaisant dans l’été que dans l’hiver. M. deMairan s’est proposé cette comparaison ; il a consulté la géo-métrie 5 c la physique fur le changement de la température. II2 trouvé par le calcul que le Soleil devoir verser dix-sept foisplus de rayons Sc de chaleur en été qu’en hiver. Cette géomé-trie est fans doute un peu mêlée dévaluations physiques; maisTinexactitude même de ces évaluations a des bornes apprécia-bles ; elle peut altérer la quantité du résultat, mais elle n’insiuepoint fur le résultat même. Quand on démontreroit que lachaleur de l’été n’est, comme nous l’avons supposé ailleurs (u);,que six fois plus grande que la chaleur de l’hiver, les conclu-sions où M. de Mairan est arrivé n’en feroient pas moins iné-branlables. Les observations du thermomètre , qui indiquentle plus grand froid Lc le plus grand chaud des années , ont faitconnoître à M. de Mairan que la quantité moyenne entre

(a) Lettres fur L'origine des sciences, p. ìyl.