SUR LES CORPS LUMINEUX. 6c. 731
comme observé dans la Lune, confirme le refroidissement dela terre 8c des planètes, annoncé par M. de Buffon. Cettechaleur fans ceffe diminuée, a du être jadis plus grande qu’ellen’est aujourd’hui dans la Terre & dans Jupiter même; ellea dû exister au plus haut degré possible , qui est celui de lafusion. Cette fusion est encore attestée par la figure aplatiedes planètes qu’ellcs doivent à leur liquidité primitive. Lorf-qu’on voit d’un coté que les Soleils ne font que des incendies,des maffes solides baignées de feu , dévorées , divisées parcet élément qui tend à les rendre liquides ; 8c que de l’autreon apperçoit dans les planètes les symptômes de la liquidité8c de la chaleur plus grande, qui ont été les fuites de l’ex-tinction de cet incendie , il semble permis d’cn tirer cetteconclusion importante , que les planètes ne lont réellementque des Soleils éteints : soit comme M. de Buffon l’a pensé,qu’elles ayent été détachées d’un grand foyer encore existant;soit qu’elles ayent été elles - mêmes , suivant l’opinion deLeibnitz, de petits corps lumineux bientôt consumés 8c dé-truits , faute de matières combustibles. Les corps lumineux 8cles corps obscurs, c’est-à-dire, les substances les plus distantesde la nature , peuvent donc être rapprochées par de fortesprobabilités , 8c par des conjectures suffisamment liées. Lanature éloignée est une avec la nature qui nous environne ;elle repose fur deux principes, la matière feche 8c dure, inerte8c paffive, 8c la matière fluide 8c mobile qui anime l’univers,qui tend toujours au mouvement, à la liquidité: lorsque cettematière active a atteint son but, consommé son ouvrage , elles’évapore par son activité même qui n’a plus d’aliment; la soli-dité, la dureté , la sécheresse reparoissent successivement; 8c kmesure que le feu fe retire, tout ce qu’il avoit détruit fe rétablit.En enchaînant ces idées 8c ces vues, nous n’avons point cu
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