xvj DISCOURS HISTORIQUE
hydraulique des horloges à eau , autrement appeléesclepsydres. L'invention de la gaze était connue du tempsde Pétrone . L ’architecture paraît avoir été plus particuliè-rement cultivée sous les empereurs; et Rome dut à cetart une partie de sa splendeur. Ses grands chemins , sespalais , ses temples , ses peintures en mosaïque , ses aque-ducs, ses cirques, ses amphithéâtres, ses bains , ses ponts ,ses arcs de triomphe, l’invention de Y ordre composite , sessalles de spectacles , et tant d’autres édifices publics,dont le souvenir passera à la postérité , perpétueront lamémoire de César , de Vespasien , de Tite , de Trajan ,d’Adrien, d’Antonin , de Marc Aurèle . César , qui par-courut les Gaules et presque l’Europe entière en con-quérant , sema sur son passage des monumens qui attes-tent la grandeur, le faste et la magnificence des beauxsiècles de l’empire romain.
Mais il faut avouer que Rome inférieure à la Grèce pour le progrès des sciences , ne lui cède en rien ducôté de la littérature. Si la Grèce eut ses Homère , sesDémosthènes , ses Eschyles , ses Xénophon , ses Thu cydide , ses Hérodote , ses Dioscoride , ses Sophocle ,ses Euripide , ses Aristophane ; Rome eut ses Virgile ,ses Cicéron , ses Horace , ses Tacite , ses Tite-Live, sesPline, ses Sénèque , ses Plaute , ses Térence , et tantd’autres célèbres écrivains. L’histoire de la Grèce inté-resse par le détail de ses arts ; l’histoire romaine étonneet frappe par sa grandeur colossale et par sa magnifi-cence. Plus d’industrie en Grèce , plus de faste et demajesté à Rome .
Jusqu’à l’ère chrétienne, l’éclat éblouissant de lapuissance romaine offusque tellement les regards , qu’àpeine apperçoit-on les autres peuples de le terre. 11 estcependant à croire que les ressources de l’industrie ontdû s’étendre avec la population. Mais si les monumens