SUBl LIN.DUSTRIE HUMAINE. xxi'!}pour en composer la théorie des sciences. La vérité prendla place du mensonge et de l’imposture ; le goût vientprésider à la culture des beaux arts, et tirer de la pous^sière où ils sont enfouis, des monumens antiques pouren faire connaître les formes heureuses, et rallumer laflamme céleste du génie des arts. La nature toujoursfacile et communicative, n’a plus de secrets pour sesfavoris ; et ceux qui se plaisent à la contempler, àl’observer, découvrent chaque joui' quelque chose à admi-rer, à imiter, à emprunter, à préparer, à façonner età soumettre à toute espèce d’expériences. Des procédésisolés , sans liaison entre eux , des découvertes négligéesou même abandonnées , viennent s’arranger', se disposersous la main de l’industrie , former des arts utiles , inté-ressans, et s’établir en professions honorables , lucra-tives , dont la saine raison écarte le dédain et l’oisivetéqui s’efforcent de les avilir,
11 n’appartient qu’à des Bossuet , à des Bulfon, de noustracer la marche rapide et les progrès des sciences et desarts clans le cours de cettedernière époque. En attendantqu’une main savante et plus habile développe à nos yeux lesdétails'd’un aussi grand tableau, qu’il me soit permis deprésenter, dans un cadre resserré , les traits principaux del’industrie de ces trois siècles. Ce ne sera , si l’on veut,qu’une esquisse, semblable à une mappemonde, où l’on nepeut indiquer que l’Océan, les grands fleuves , les hautesmontagnes, les villes de premier ordre ; mais cetteesquisse , en fixant les regards sur quelques points épars ,laissera à l’imagination et à la mémoire l’idée d’un plusgrand développement, et rappellera des souvenirs curieuxét pleins d’intérêt, comme une carte générale nous rap-pelle le souvenir des grands peuples de la terre , et laissoentrevoir dans ses longitudes et latitudes, les cartes topo-graphiques.