XXV
SUR L’INDUSTRIE HUMAINE,arts ; que ces arts, que ces sciences se sont répandus parla communication des peuples , et qu’ils ont été transmisde générations en générations par la tradition , plusque par l’écriture ; que des révolutions successives, endévastant les empires , ont replongé les peuples dans lesténèbres de l’ignorance , étouffé les germes de l’indus-trie , réduit les hommes à se déchirer entre eux commedes hôtes féroces ; enfin, que depuis le siècle d’Augustejusqu’à celui de Léon X , il y a eu , de loin en loin ,quelques hommes instruits dont les travaux prouventque les arts et les sciences n’étaient pas tout-à fait enseve-lis sous les ruines et les débris des monumens antiquesqu’ils avaient créés. .
Mais parmi les restes précieux qui sont arrivés jus-qu’à nous, il s’était introduit une foule de systèmes,d’erreurs , de préjugés. La routine servait de guide dansla pratique des arts. Tout-à-coup la scène change. Lechaos se débrouille. Aux premiers rayons de l’auroresuccède une lumière vive. Ramus , J. B. Porta , le chan-celier Bacon , Alstedius , Athanase Kircher , GaspardSchott, préparent la restauration des sciences et desarts ; mais il était réservé aux Galilée , aux Gassendi ,aux Descartes , aux Paschal, aux New ton, aux Leibnitz ,aux Halley, aux Bernouilli , aux Wolf, aux Diderot ,aux Dulembert, d’en accélérer les progrès , de les faireavancer à pas de géant, d’électriser les esprits , d’exciterl’émulation , de donner J'impulsion, d’inspirer le goût,de multiplier les moyens d’instruction , et de rendreimpérissables les connaissances acquises par l’expérienceet la théorie de tous les siècles.
L’astronomie prit un nouvel essor. Copernic fixapour jamais le soleil au centre des révolutions planétaires,Tycho-Brahé chercha , mais en vain , à concilier le sys-tème de Copernic avec celui de Ptolomée, auquel l’ha-