SUR L’INDUSTRIE HUMAINE, xxvtj(Ses frontières delà France . Bélidor , Dulac ,1e chevalierDarcy, le marquis de Montalembert, ont approfondi etdéveloppé dans leurs écrits le grand art d'employefVartillerie dans les sièges, soit pour l’attaque , soit pourla défense des places.
L’Angleterre, l’Espagne , la Hollande , avaient unemarine florissante , tandis que la France avait à peinequelques vaisseaux , lorsque Louis XIV monta sur letrône. En peu de temps ce monarque lait construire desports , des arsenaux , arme comme par enchantement uneflote formidable , dispute aux Anglais l'empire des mers ,lait baisser pavillon aux amiraux espagnols , bombardeAlger ; et dans l’espace de i5 années , Brest , Rochefort,Toulon , Dunkerque , le Hàvre , Calais déploient auxyeux des puissances maritimes des forces imposantes. Onne peut prononcer le mot de marine sans se rappeler àla mémoire les noms de Ruyter , de Jean-Bart , de Dugué-Trouin , de Tourville , presque contemporains ; d©Suffren , de Bougainville, de Cook, et de l’infortunéla Peyrouse. La construction du port de Cherbourg , faithonneur à notre siècle.
Les hautes sciences , les spéculations élevées , les grandsexploits, font la gloire des nations , mais concourentmoins au bonheur des peuples que les sciences, plusparticulièrement occupées des jouissances paisibles etjournalières de la société. Suivons donc les progrès d©l’industrie humaine dans les travaux qui se rapprochentle plus de nos besoins.
Aux rêves , aux tâtonnemens de l’alchimie a succédé'une science méthodique, je veux dire la Chimie , préparé©d’abord par Paracelse , Vanhelmont , Glauber , Boyle,Kunckel, Tschirnausen , Stahl, Hoffmann, Lémery,Homberg , Geoffroy, Boerrhaave ; plus développée parBayen , Macquar , Baumé, le Sage , Bucquet ; et per-