xxxij DISCOURS HISTORIQUEnombre à’acides et de sels , jusqu’à présent inconnus. Ldpremier aérostat de Mont golfier, dangereux par l’usagodu feu qu’il fallait entretenir pour raréfier l’air du ballonet favoriser son ascension , a fourni l’idée de substituerau procédé de Montgolfier , l’usage du gaz hydrogène.La nouvelle doctrine chimique sur l’air atmosphériqueet ses composés , a indiqué aux cit. Argan , Lange etQuinquet, que l’air pouvait contribuer à amplifier levolume de la lumière 'd’une lampe. A l’époque où lagouvernement français prit la résolution d’introduirel’uniformité des poids et mesures , l’Académie des sciencesconsultée proposa de prendre, pour unité réelle, le quartdu méiidien ; pour l’unité usuelle de mesure , la dix-millionième partie de cet arc ; et pour unité de poids ,celui d'un volume d’eau distillée pesée dans le vuide àO de température : les cit. Delambre et Méchain ontmesuré la longueur de l’arc du méridien , compris entreDunkerque et Montjouy, et c'est dans ce beau monu-ment de notre siècle , que le nouveau système des poidset mesures a pris sa source. L’invention du télégrapheet des signaux télégraphiques , par le cit. Chappe , abientôt été adoptée par différentes puissances de l’Eu-rope . M. Dihl a trouvé l’art de fixer les couleurs sur laporcelaine , et de les rendre inaltérables au feu ; tuaisune des découvertes les plus importantes de ce siècle ,est le galvanisme , qui a déjà fait naître une foule d’expé-riences très-curieuses et neuves, et qui exercent la saga-cité des physiciens.
Je regrette de ne pouvoir indiquer les inventions etdécouvertes nouvelles,et les différens degrés de perfectionintroduits , pour ainsi dire , incognito dans les atteliersmécaniques , non par des savans, mais par des artisanslaborieux et industrieux, dont les noms mériteraient biend’être cités , si la société , moins ingrate , daignait donnerquelqu’attention à des efforts et à des travaux dont elle