SUR L’INDUSTRIE HUMAINE, xxxiijtire presque toutes ses jouissances ; mais le nombrem’accable , et je sens qu’il est au-dessus de mes forcesde dérouler en entier le vaste et beau tableau de l’in-dustrie humaine. Combien d’ingénieuses idées ont con-couru aux progrès des arts de Vhorlogerie , de Xorfèvre-rie , de la bijouterie , de la bonneterie , du tour, de laserrurerie, de la menuiserie , de la pyrotechnie , de lafonderie , de Y imprimerie, etc., c(c. ; soit pour la perfeo-tion des outils et instrumens , soif pour la facilité delàmain-d'œuvre , soit pour la propreté , le coup-d’œil, labonté et la beauté des ouvrages. La concurrence dosmanufactures de toiles, de draps, de velours, de tapiset tapisseries , d'armes , d'épingles et aiguilles, de soies,de verreries, de crystaux , de glaces, de poteries , defayanee , de porcelaines , de papiers, etc., est le signele plus évident des progrès et de la prospérité des arts etde la multiplicité des moyens inépuisables de l’hommedans l’exercice de ses facultés intellectuelles.
Je te salue , bienfaisante industrie , dont les utilesleçons font journellement le bonheur et la gloire despeuples civilisés.
Moyens de ranimer Pindustrie en France .
Après avoir passé rapidement en revue le cours dessiècles , pour y remarquer tout ce que l’industrie humainea rendu possible et praticable, il serait absurde de penserqu’elle ne peut aller au-delà; que ses forces et ses moyenssont parvenus au terme le plus élevé ; qu’il ne reste plusrien à inventer , rien à découvrir , rien à perfectionner.Le champ des connaissances et des spéculations ne pro-duit , comme la terre, qu’à force de culture et d’expé-riences. La germination n’attend que des occasionsheureuses pour produire de nouveaux genres, de nou-velles espèces , de nouvelles variétés. Il ne s’agit que de