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Tome premier.
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tju*aussi - tôt que la dissolu-tion est séchée , on la mettedaus un lieu humide,et qu'enfiuon l’expose de nouveau au so-leil, lagallie se teindra promp-tement d’une couleur hrune ,tirant sur lerouge. Ellesera plusfoncée, et pénétrera plus avantsi on y remet de nouvelle disso-lution. Que l’on ajoute à la dis-solution le quart de son poidsde suie et de tartre rouge, lacouleur tirera sur le gris : si, aucontraire, on ajoute, à la disso-lution, de l’alun de plume, lacouleur sera d’un violet foncé,tiraut sur le noir.

11 y a dans cette sorte d’aga-the, et dans la plupart des au-tres pierres dures, des veines

E u’injperceptibles qui sent pénétrer de la couleurplus facilement que le reste ; ensorte qu’elles deviennent plusfoncées, et forment de très-agréables variétés , qu’on nevoyait pas auparavant ; mais ilarrive aussi fort souvent quecesveines ne se rencontrent pointdans les morceaux d’agathe quel’on veut arboriser. Dans ce cas,la chaleur du soleil, endilatantles pores delà pierre, fait péné-trer assez uniformément la dis-solution qui ne fait alors queteindre l’agathe d’une autrecouleur. Ainsi il ne faut pas ré-pandre la liqueur sur la totalitéde la pierre, mais seulement surquelques parties. Lar.haleurfaitétendre la dissolution, et peutproduire des apparences demousses, etc.

La dissolution d’or ne donneà l’agathequ’uiie légère couleurhrune. Celle du bismuth la teint

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d’une couleur qui parait blan-châtre et opaque lorsque la lu-mière frappe dessus , et brunequand on la regarde à traversle jour. Les autres dissolutionsde métaux et de minéraux n’ontdonné aucune sortede teinture.

Si l’on veut tracer sur fagathedes contours , des dessins ré-guliers, le mieux est de pren-dre de la dissolution d’argentavec une plume, et de suivreles contours tracés avec uneépingle. Comme il est néccres-saire que l’agathe soit dépolie,il faut que la dissolution soitbien chargée d’argent , afinqu’elle puisse se crystalliscrpromptementan soleil, etqvi’ellene court point risque de s'épan-cher. Les traits pour lors sontassez délicats, mais n’ont jamaisla finesse du trait de plume.C’est par des procédés fort ana-logues à ceux ci-dessus qu’onparvient à colorer le marbre.( Voyez Marbre ).

On distingue facilement l’a-gathe naturellement arborisée ,de celle qui l’est artificielle-ment : en chauffant l’agathequ’on a colorée, elle perd unegrande partie de sa couleur , etelle 11 e la reprend qu’en met-tant dessus de nouvelle dissolu-tion d’argent.Une autre manièretrès-simple , est de mettre surl’agalhe colorée de l’esprit demire , sans l’exposer au soleil ;en une nuit, elle se déteint en-tièrement ; mais exposée au so-leil pendant plusieurs jours, ellereprend sa couleur. Ou voit ce-pendant que ces deux moyenssont capables de décolorer mê-me les pierres fines et les den-5