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Tome premier.
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compte d’abord qu'un petitnombre de victimes, lesquellesne se multiplient qu’à mesureque , par le contact, la coula'gion s’étend , se répand et sepropage , souvent avec la rapi-dité de la flamme.

Déjà quelques auteurs ontécrit sur cet objet important,et l’on peut voir ce qu’en a ditcelui des Nouvelles instructives ,bibliographiques , historiques etcritiques de médecine. , chirur-gie et pharmacie , ou RecueilRaisomu 1 , etc. , année 1786,article i er . de son ouvrage. Il 11enous appartient pas d’appro-fondir cette matière ; mais ilest de notre devoir de travail-ler , autant qu'il est en nous ,à diminuer, fut-ce en la moin-dre chose, les maux sous les-quels gémissent les pauvreshumains. Or , nous regardonscomme un très-grand mal quel’on croye que les maladies po-pulaires procèdent de l’air ,puisqn’aussitôt qu’une maladiede cette espèce se manifeste,le découragement s’empare detous les esprits, et les malheu-reux malades manquent de se-cours , ou n’en reçoivent qued’une manière si imparfaite ,qu’il serait peut-être plus avan-tageux qu’ils n’en reçussent au-cun.

Mais, demandera-t-on, quelleest donc la cause des épidémies?D'abord le contact médiat ouimmédiat, ainsi qu’on l’a ob-servé de tout temps, et singu-lièrement en Russie ; ensuiteles fautes et les erreurs de ré-gime, si fréquentes sur-tout dansles villes. Qu’y a-t-il ea effet

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de plus ridicule , de plus ab-surde , enfin de plus contraireà la conservation de la santé ,par exemple, que , la vie d’ungrand nombre des liabilans det aris ? Dorment-ils quand 1I3ont sommeil ? Montent - ilsquand ilsont faim ? Ne lesvoit-on pas quitter le lit lorsque letiers ou la moitié du jour estécoulé ? N’est-ce pas Je coupd’une horloge qui lesfait mettreà table ? Et qu’ils aient faim ounon, ne faut-il pas qu’ils man-gent , parce que celte horloge11e frappera plus pour eux que9.4 heures après FDans les ali-mens qu’ils prennent , quelmêl ange! quel le confusion ! Toutn’y est-il pas dénaturé ? Et ,après le repas, toujours porté àl’excès quand on n’en fait qu’unseul par jour , au lieu de se li-vrer au doux exercice de lapromenade, ou à quelqu’occu-pation facile et agréable , oumême au repos de la méri-dienne, selon le besoin que l'onéprouve, on les voit aller s'en-fermer dans des salles de spec-tacle , ou dans une assemblée ,ou autour d'une table de jeu ,ou vis-à-vis un bureau, etc. etc.N’est-il pas évident que si l’onavait intention de ruiner sasauté et d’abrégei le cours de lavie, on 11e pourrait s’y prendred’une maniéré plus efficace ?

Ne cherchons donc pointailleurs la cause de 110s mala-dies : le régime mal entendu ,voilà la véritable source qui endépose le germe dans nos sens;source tous les jours renaissanteet qui nous rend susceptibles dumoindre changement de l’at-