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Tome premier.
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chez soi, que l’air de l’appar-tement 11e soit pas à plus de 5degrés au-dessus de ce mêmezéro. Or , combien on est lointlesuivre ce précepte'.Oii chauffed’autaut plus sa retraite , qu’ilfait plus froid. Si après être res-té quelque temps dans cet air ,ou sort, il doit donc en résulternécessairement une suppressionde transpiration , sans consé-quence , si les humeurs sontsaines , mais qui peut donnerlieu à une foule de maladies ,parmi lesquelles les plus com-munes sont le rhume et la flu-xion de poitrine., si ces humeurssont viciées ou affectées d’unemanière quelconque , ce qu’ilest impossible de ne pas présu-mer, chez les gens riches sur-tout , livrés à la bonne chèreet à l’indolence , ou , ce quin’est pas moins funeste, à lapétulance des passions. On estexposé au même danger, ausortir d’une salle de spectacle ,le jour d’une grande allluence,sur-tout si l’on reste dans l’inac-tion , comme font les personnesqui attendent le tour de leursvoilures. Dans ce cas il n’y au-rait , sans contredit , rien demieux que de marcher. L’exer-c.icc Émousse la vivacité dufroid, et donne le temps de semettre sans danger à la tempé-rature extérieure.

M. Achard , dans une disser-tation lue à l’académie de Ber-lin , sur la détermination desdegrés de. salubrité de l'air con-venable à la respiration, d’aprèsdes observations faites en dix-liuit lieux différens, situés dansuue étendue de seize milles, et

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de nombreuses expériences quidémontrent l’influence des cir-constances locales sur la bontéde l’air, remarque que les lieuxles plus habités jouissent, enété, du meilleur air, et ont aucontraire le plus mauvais euhiver ; qti’en général l’air estmeilleur en été qu’en hiver dansles lieux habités, et plus mau-vais dans les lieux lion-habités,et qu’à uue certaine hauteurl’air est moins propre à la res-piration qu’à une moindre dis-tance de la surface de la terre.( Voyez Endiométre').

§ I er . Air des appartenons.

Dans le Bulletin de la sociétéPhilomatique du mois d’avrili7;)2 , on lit une observation deM. Vauquelin , dont il résulte,d’après îles expériences par luifaites sur des insectes, que lesvers consomment à-la-foismoi nsd’air vital que les animaux àsang chaud.

Un homme, par la respira-tion, attire en une heure cinqpieds cube d’air. L’iiifortiméLavoisier a calculé les altéra-tions de l’air dans les hôpitaux,dans une salle de spectacle. ( V.les Mémoires de la société royale,de médecine, 1782, p. 5tiq. Voyez,aussi ce qui est dit à cet égarddans YEncyclop. méthod. , loin.VJ II , des Arts et Métiers, p.558 . )

Le docteur Priestley estimeîrtrois pintes l’air qu’un hommeen santé peut corrompre pen-dant une minute en l’aspirantet respirant continuellement.Si l’on joint à cette observation

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