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cette substanceétait de l’ambre.
( Hist. de l'Acad ., 1781).
Il parait démontré que l’am-bre «ris se trouve dans leventredes baleines qui fournissent lesperma ceti et qui se nourris-sent de seciches, dont 011 trouvesi souvent les becs dans l’am-bre.
Au reste, la bile mise dansun lieu tiède devient bientôtrance et fétide, et contracte uneodeur d’ambre Ce fait condni-raitpeut être à expliquer quel-ques-unes des origines qu’ondonne à l’ambre.
AMBRE JAUNE, ou Suc-cin, ou Karabé. Les chimistesont reconnu que l’ambre jauneou le succin qui , comme l’onsait, acquiert par le frottementJa propriété électrique , est unerésine végétale, épaissie pr unacide. On la trouve dans les en-trailles delà terre, et sur-touten Prusse. {Coll. Acad., part,franç ., tom. I er ., p. 68 et iq6).ity a des morceaux d’unegrandepureté; on en fait des vases, desustensiles. O11 voit un miroirardentd’ambre jaune très-beau,et sans aucun défaut, dans lecabinet du roi de Prusse. Onfait aussi avec le succin des bi-joux qui, autrefois, étaienttrès-recherchés. A la Chine , enTurquie , et même eu Perse,on dit que les ustensiles desuc-ciu, faits avec le tour, sont en-core très-estimés. Cette subs-tance ne se dissoutnidans l’hui-le, ni dans l’esprit-de-vin ; maisétant grillée a sec sur le feudans un matras, on y incorporel’huile petit à petit, et en re-muant toujours avec iw> bàtojj.
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Elle s’unit aussi avec l’esprit-de-vin , mais il faut qu’elle soitgrillée davantage. Lorsque cesvases viennent à se casser, oules racommode très-facilement,sans qu’il reste la plus petiteapparence de la fracture. Pourcet effet, on chauffe un peu l’en-droit de fa fracture ; on en en-duit l'interstice avec de l’huilede tartre, et la réunion se faitsi parfaitement, qu’il ne restepas le moindre vestige que levase ait été brisé.
On prétend que l’on peutimiter l’ambre jaune, et mêmeen faire de jolis morceaux ,comme des tabatières. 11 nes’agit, dit-on, pour cet effet,([ne de faire fondre à une cha-leur modérée et augmentée peuà peu, de Y huile d'asphalte rec-tijiée , avec de la térébenthine,dans un vase de cuivre jaune.
Le professeur Lomonosow ,de Pétersbourg , écrit que, dansl’Ukraine , on tire la sève desbouleaux, en faisant au troncun trou , qu’on garnit de terregrasse dans le fond et dans lescôtés. Cette sève , en se ramas-sant sur cette terre, prend laconsistance et la couleur del’ambre jaune, et on en fabri-que ensuite des vases et despetits bijoux. ( Voyez Gazettede France , 1786, n°. 68).
Il faut voir, dans les Mémoi-res de. l’académie de Dijon , ?. c .semestre de 1785, le mémoirede M. de Morveau,sur l’acidede l’ambre jaune , auquel ildonne le nom d'acidekarabique;les observations et expériencesde ce chimiste, sont on ne peutpas plus intéressantes.
Voyez