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observations de Gaspard Bar-tholin , sur l’ordre qu’on peutsuivre dans les démonstrationsanatomiques, et sur la manièrede préparer certaines parties.Chacun a sa méthode ; maisnous recommanderons à tousles jeunes gens qui se sententquelque goût pour les connais-sances, de suivre un cours d’a-natomie sons un habile profes-seur , qui joigne la théorie àla démonstration pratique.
§. I". Anatomies artificielles.
Les anatomistes souhaitentpour leurs injections, des ma-tières qui coulent par la serin-gue jusque dans les extrémitésdes vaisseaux , et qui se sou-tiennent ensuite sans se casser.M. Rouhault indique la collede gand et celle de poisson fon-due dans l’eau. (Coll. Acad. part,franç ., tom. IV , p. 474- ) Ons’est servi de cire , de mer-cure , de thérébentine cuite:ces matières sont coulantes;mais elles n’ont point de con-sistance : la cire et la thérében-tine cassent par le froid , lemercure s’écoule tout entier parla moindre ouverture ; lors-qu'on le mêle avec un peu demétal , il devient trop cassant.FI.Homberg avait imaginé unmélange de métaux , composéde parties égales de plomb ,d’étain et de bismuth, fondus etmêlés ensemble, ce qui produitun métal qui se tient liquide àune chaleur moins forte qu’ilp’en faut pour roussir du pa-pier (Voyez Jeux Physiques ,p e . expérience') ; mais l’air qui
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se trouve dans les vaisseaux ar-rête le jet ou gonfle les vais-seaux et les crève. M. Hombergavait remédié à tous ces incon-véniens , en faisant son opéra-tion dans le vuide ; ( Collect.Acad. part, franç. , tom. I er . ,p. 435, 477- ) mais cela n’es.tpraticable que pour de petitsobjets , et encore cette opéra-tion n’est-elle pas sans difficul-tés. C’est sans cloute une décou-verte bien intéressante pourceux qui se livrent sérieuse-ment à l’étude de l’anatomie,que de trouver la manière d’in-troduire dans les vaisseaux uneliqueur qui en conserve la for-me et la flexibilité ; c’est ceui a été imaginé par Reiniere Graaf , perfectionné parSwammerdam , et poussé auplus haut degré par Ruysch .Les cadavres préparés à sa ma-nière , étaient garantis de lacorruption , quoiqu’avec tousleurs viscères. Il savait conser-ver à chaque partie sa consis-tance , sa mollesse , sa flexibi-lité et ses couleurs naturelles,même à la peau qu’il embellis-sait. ( Mémoires de P Académie ,année 1751.) Nous avons vude nos jours des cadavres pré-parés à l’imitation de ceux deRuysch ; mais il ne paraît pasqu’on ait atteint le degré deperfection qu’il savait leurdonner.
En 1794» M. Pinel a renducompte à la Société d’HistoireNaturelle , d’un mémoire deM. Flandrin , dans lequel ildonne la composition d’une li-queur propre à faire des prépa-rations anatomiques, au moyeu