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Tome premier.
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près et en trachées. C’est aussipar ce moyen que l’on a décou-vert que de la moële partentune quantité de productionsqui paraissent se porter et s’é-panouir dans l’écorce ; d’où ilest naturel de conclure que lasubstance du bois et de l’écor-ce est composée de l’entrela-cemeut des vaisseaux longitudinaux, et de la substance mé-dullaire.

Si, à l’aide d’une bonne lou-pe , on veut se procurer le plaisirde voir les vaisseaux dont nousvenons de parler, il ne s’agit,pour distinguer les trachées ,que de couper l’écorce dans lesbrandies herbacées , sans enta-mer le bois, et de rompre en-suite le corps ligneux, de façonqu’en faisant cette rupture, onpuisse tirer en sens contraire lapartie rompue ; on apperçoitalors des filamens très-hns, for-més de petites bandes brillantesroulées en spirales. De leur ana-logie pour leur forme avec lestrachées des insectes, il est na-turel de penser que c’est par-làque l’air s’insinue dans les plan-tes pour y concourir à la circu-lation des liqueurs.

Les vaisseaux propres sonttrès - visibles dans certainesplantes, telles que l 'angelicasilvestris , magna vulgatior, deJ. Bauhin , et la bardanne, enles coupant transversalement.Ces vaisseaux sont remplis dessurs particuliers à chaque plan-te. Dans les uns, c’est une rési-ne, dans les autres une gomme,dans d’autres 11 n suc 1 ai tenx, etc.suivant la qualité de la planteou de l’arbre.

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Les vaisseaux ly ni plia: bi-ques, également constatés, con-tiennent une liqueur très-ana-logue à l’eau , quelquefois abon-dante, comme dans la vigne.Elle diffère du suc de la plantepar son insipidité et son peu depropriété. (Voyez le Diction-naire de Physique ; voyez, aussidans le tome IV des S,ancesdes Ecoles normales , p. >"9, lesobservations de M.Daubentonsur les principaux organes dubois ).

Un fait assez singulier, rap-porté dans le Journal de Parisdu ai avril 1778, par un parti-culier qui dit avoir trouvé aucentre d’un vieux pommier, unbâton d’épine nétoyé de sonécorce, semble bien analogue àce que M. Daubeulon appelleroulure, tom. V des S, : ances desEcoles normales, p. 54 , en par-lant des différentes organisa-tions de la tige et du tronc desarbres.

Il faut voir, dans un mémoirelu eni797,à l’fnstitutnational,par le cit. Coulomb, les expé-riences curieuses qu’il a faitesrelativement à la circulation dela sève dans les arbres, et donton trouve une esquisse dans leBulletin de la société Philoma-tique , n°. 3 , an 5 .

Tout le monde sait que lors-qu’on coupe horizontalement letronc d’un arbre, on apperçoit,du cœur à l’écorce , des cerclesligneux séparés par d’au Ires cer-cles d’une substance plus rare ;ces derniers distinguent la cruede chaque année. Comme cescercles sont peu concentriques,ce qu’011 a attribué à l’exposi-