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vers les racines, pour porterde la nourriture aux arbres ; iln'est pas moins démontré qu’ily a une sorte de nutrition quise fait par les feuilles dont lespores absorbans boiventla nour-riture qu’elles reçoivent del’air.
Pour peu qu’il y ait quelqueobstruction , ou quelques vicesdans la circulation, les arbresdeviennent donc sujets à desmaladies. Un jardinier, hommeintelligent, a enrichi son artd’une nouvelle découverte; il aimaginé de saigner et purgeren quelque sorte les arbres.Voici en général la manièredont il traite les arbres ma-lades.
U distille et prépare des eauxdifférentes suivant leurs mala-dies , mais dont il se réserve lesecret. Il déchausse entièrementles arbres, nettoie les racines,fait desîncisions ou à cellesquilui paraissent malades ? ou àd’autres, pour y introduire uneliqueur appropriée à la maladiede l’arbre. Il recouvre ensuiteces racines, de terre ; et la li-queur médicamenteuse, pous-sée avec la sève , parcourt l’in-térieur des fibres de l’ai'bre, eten chasse les mauvaises hu-meurs par desincisions qu’il faitou atix branches ou au tronc del’arbre , et qui servent d’égoûtà ces humeurs.
Il paraît par des certificatssignés de personnes notables ,que ce médecin d’arbres estréellement parvenu à rétablirdes arbres qui avaient été con-damnés à être jetés au feu ,même par d’habiles jardiniers.!
§. V. Moyen de ranimer desarbres dont les feuilles jau-nissent.
Il arrive souvent que les ar-bres fruitiers sont attaqués demaladies , qui font jaunir lesfeuilles avant le temps , et l’ar-bre périt. Si cet elfet 11’est pasproduit par des vers qui s’y at-tachent , le mal est aux racinesqui se carient, ou se chancis-sent,ou auxquelles il s’attacheun limon qui les obstrue ; siles racines se carient, le fumierde vache ou de cochon y re-médie; si elles sont ehancies,il faut les nétoyer ; il faut en-core , avec des curettes ou pe-tits couteaux de bois dur, déta-cher les lichens, les mousses,les parties mortes écailleusesou gercées de l’écorce de l’ar-bre , enlever la moisissure ,frotter le tronc et les branchesavec une brosse mouillée , leslaver avec de l’eau claire et lesimbiber avec une éponge ; laterreau et la fiente de pigeon yremédient, par une qualité as-tringente qui resserre les fibresrelâchés par le limon. ( Tour-nefort , M, ni. de l’Acad. 170?. )Souvent aussi ce défaut vientde la qualité de la terre , ouépuisée ou sans substance pourcertains arbres ; alors il 11'y ad’autre remède que de changerla terre. U y a des cantons danslesquels 011 a bien de la peineà faire venir les fruits à pé-pin , et où les fruits à noyauxréussissent très-bien; quelque-fois c’est le contraire.C’est alorsl’affaire du cultivateur , d'a-