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qu’en allant les chercher jus- Il’écorce n’est pas entièrementques dans leur retraite, et en séparée , si on la rapproche sur-versant . à la faveur de la nuit, le-champ, et qu’on v fasse un
de l’eau bouillante dans le sou-terrain qu'elles habitent. LaFeuille du Cultivateur , tom. V,n°. 55 , contient une lettre cu-rieuse de M. Chalumeau à cesujet.
Une autre manière de détruireles insectes , et même la nielledes arbres fruitiers , a été com-muniquée à la Société des Artset manufactures d’Angleterre.« Lorsque, dit-on, vous vous ap-percevrez qu’une branche estgâtée par la nielle, ou rongéepar des insectes , prenez unealêne de cordonnier, et percezla partie inférieure de la bran-che jusqu’au bois; alors mettezdans ce trou une ou deux gouttesde vif argent, et bouchez-Ieavec une petite cheville de bois;en un jour ou deux tous les in-sectes qui se trouveront non-seulement sur la branche, maisaussi qui pourraient être surl’arbre, tomberont et périront,et la nielle cessera d’exercer sesravages». Si ce moyen est propre& tous les insectes et à détruirela nielle, il est au moins très-dangereux , et peut aisémentfaire périr l’arbre.
Quelques personnes préten-dent avoir observé , qu’un mo-yen de détourner les loirs desarbres fruitiers , est d’y placerplusieurs branches de fougères.
§■ VII. Procédé pour rétablir lesbranches rompues ou écorcées.
Lorsque la branche d’un ar-bre est à demi-rompue , et que
appareil capable d’arrêter lasève et propre à la défendre ducontact de l’air qui lui nuirait,comme a ux plaies des animaux,la branche reprend facilement.( Col/ect. Acad., part, franç., t.II,p 5 io, tom X , p. 282 ).
§ VIII. Moyen de guérir lesarbres attaqués de la mousseet de les en garantir.
La mousse est une plante pa-rasite, qui croît sur les arbres,et qui y vient quelquefois en sigrande abondance, qu'elle enrecouvre le tronc et les bran-ches, bouche les pores, arrêtela transpiration, attire à soi lasève, et fait languir et périrensuite les arbres. ( Voyez unmémoire deM.deRessons,dansle Journal des Savons , 1718ou 1721 , page 181 ). Pour lesen guérir , on fait avec uneserpette une incision en lignedroite à l’écorce, depuis le hautdes branches jusqu’au pied del’arbre malade : on doit fairecette opération depuis mars j us-qu’à la fin d’avril ; parce qu’enmai les arbres auraient trop desève , et l’écorce s’entr’ouvri■»rait trop. Il résulte de cetteopération , que la sève circulantavec plus de facilité, l’écorcedes arbres devient moins rabo-teuse , les graines de mousse11'ont plus où se fixer , et l’arbrese rétablit. En Bourgogne , onfait cette opération aux noyers,pour les faire croître plus vite ;il en résulte aussi qu’ils n’ont