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confondre avec les racines voi-sines.
On trouvera dans le Tournai de Paris , du r er . novembre 17-9,une lettre sur la meilleure ma-nière de disposer en espalier lesarbres fruitiers. Voyez aussiPêchers ( taille du ).
Un agriculteur, fondé sur i 5ans d’expérience, a proposé ,dans le journal intitulé la Dé-cade Philosophique , toin. VII,p. 154, de colorier en noir lesmurs d’espalier. C’est le moyen,dit-il, d’avancer la maturité desfruits. La raison physique qu’ilen donne, est que les corps co-lorés s'échauffent en présencedu soleil, même en hiver, tan-dis que les corps blanchâtres yrestent très-froids ; que lescorpspoirs possèdent au plus hautdegré la propriété de concentrerla chaleur ; et que sous une toi lenoire étendue la neige se fond ,tandis qu’elle reste intacte sousune toile blanche.
§. XV. Procédé pour multiplier
les arbres par bouture , bour-geons ou racines.
Dans le règne végétal, la na-ture se reproduit de diversesmanières ; dans chaque bour-geon d’un arbre est î’embriond’un arbre tout-à-fait semblableà celui qui les produit. Lorqueles boutures des arbres qui peu-vent se multiplier de cette ma-nière , 11e réussissent pas , lacause la plus ordinaire est quela partie qui était en terre apourri : 011 peut remédier à cetinconvénient, en enduisant cettepartie avec le mastic suivant :
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On fait fondre ensemble unademi-livre de térébenthine, etdeux livres et demie de poixcommune, auxquelles on ajoutetrois-quarts d’once d’aloès enpoudre: ce mêlanges’enflamine;ainsi , de crainte du feu , 011doit faire l’opération en pleinair : on éteint ce feu en mettantpromptement un couvercle : onréitère cette inflammation jus-qu’à trois fois ; on ajoute alorsà ce mélange trois onces de cirejaune , et six dragmes de mas-tic en poudre ; 011 le laisse re-froidir : lorsqu’on en a besoinon en casse un morceau ; on lefait fondre dans un pot sur unfeu doux , et 011 l’étend sur lapartie de la bouture qu’on veutmettre en terre ; on est surqu’elle ne pourrira pas. Chaquebourgeon d’une branche ainsipréparée peut réussir, et donnerun arbre. Il faut observer qu’ily a des arbres qui doivent êtreexceptés , tels que l’alaterne, lesavinier, la sensitive , qui n’ontpoint de bourgeons, et d’autresdont les bourgeons ne portentue des fleurs mâles ou deseursfemelles,séparées.( U - , aumot Végétation , l’effet d’unesingulière bouture.)
Lorsqu’un arbre ne réussitpoint à être multiplié par pro-vignement ou bouture , on peutle multiplier par les racines. Onlève la terre de dessus des ra-cines ; on en coupe les deux tiersen travers ; on émonde toutesles fibres latérales dans l’espacede sept ou huit pouces; on en-duit toutes les parties blesséesavec le mastic dont on vient deparler ; on tient la partie tran-