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Tome premier.
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sance. de Iji pesanteur spécifiquedes différentes liqueurs , est dela plus grande importance enphysique ; mais aucun des ins-trumens pour déterminer cettepesanteur , n’avait le degré dejustesse et de sensibilité qu’onpouvaitdesirer. M.de Parcieux,de l’Académie des Sciences, àl’occasion de l’examen que MM.les Commissaires de la Facultéde Médecine ont fait des eauxde la rivière d’1 vette, avait in-venté , de concert avec eux ,un nouvel aréomètre ou pèse-liqueur , infiniment plus sen-sible et plus juste qu’aucun deceux donton s’était servi jusqu’àprésent. Ce nouveau pèse-li-queur ne diffère de l’ancien ,1eplus usité, que par ses propor-tions ; sa fiole était beaucoupplus grande et sa tige beau-coup plus m.enue ; mais de ceseul changement, du rapportde ces deux parties , il résultaitune si grande sensibilité dansl’instrument , qu’il indiquaitd’une manière très-marquée , ladifférence de pesanteur spécifi-que entre deux liqueurs , lorsmême qu’elle était si petitequ’on ne pouvait l’appercevoirà l’aide de la balance la plussensible. Par exemple, Peau despuits de Paris qui n’ont pointde communication avec lesfosses d’aisance , ne diffère , àcet égard ,' de celle de la Seine et des bonnes eaux potables, quepar un peu de matière plâtreusequ’elle tient en dissolutipn ,mais qui en fait la cinq cen-tième partie. Cependant lprs-qu’on soumettait ces deux eauxà l’épreuve de cet aréomètre, on

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trouvait que celle de la Seine le soutenait environ àsix pouceset demie ^tandis que l’eau depuits le faisait monter jusqu’à22 pouces et demi ; ce qui fai-sait uue différence de 16 pouces.Il est aisé de comprendre com-bien un instrument si sensibleet si exact peut être utile dansune infinité de. recherches dephysique.

Fn i7f'7, M. de Montigny aimaginé de graduer des aréo-mètres de manière à pouvoir lesemployer pour juger du degréplus ou moins grand des li-queursspiritueuses, déterminerles droits qu’on doit imposerdessus, et dévoiler en même-temps la fraude et les abus. Ilpesa l’un après l’autre,dans unemême bouteille , de l'esprit-de-vin leplus déllegmé, etdel’eaudistillée ; ayant connu le rap-port de pesanteur spécifique deces deux liqueurs, il en fit neufdifférens mélangés en diverse»proportions, depuis une partied’eau sur huit parties d’esprit-de-vin , jusqu’à huit partiesd’eau, sur une partie d’espnt-de-vin. L’aréomètre.fut plongéd>ms ces divers mélanges con-nus dans leur rapport, et il gra-dua en conséquence son aréo-mètre.Ia balance hy d rostatique*peut venir encore an secours del'aréomètre. Veul-on connaîtrela nature de l’eau-de-vie , d’uneliqueur spiritueuse , et )a pro-portion des parties spiritueusesavec les parties aqueuses? Onprend une petite balance auxdeux extrémités du fléau de la-quelle sont suspendus deux cy-lindres de cuiyre parfaitement