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Tome premier.
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inent an fond du tube, est moinsconsidérable.

Il nefant pas observer cet ins-trument le matin: l’on y seraittrompé ; la fraîcheur des plusbelles nuits y produit des effetsanalogues à ceux qui indiquentle mauvais temps; il faut atten-dre que le soleil ait réchauffél’atmosphère.

On croit avoir remarqué quedans le très-mauvais temps, lesorages, etc.., le sédiment monteau point d’obscurcir toute laliqueur, qu’il présente beau-coup de cryslaux entassés con-fusément , et dont la forme, peuprononcée,n’e.st reconnaissablequ’à des yeux exercés, exceptéà la surface de la liqueur, où ilse trouve une pellicule dont lescryslaux, s’allongeant inférieu-rement, représentent assez bienune frange, et qu’il en résulteune trombe lorsque cette fran-ge porte sur un nuage en co-lonne qui n’occupe que le mi-lieu du tube, ce qui s’est vudans des orages mêlés d’éclairset de tonnerre.

Au surplus, il en est de cebaromètre-pronostic comme desautres instrumens météorologi-ques ; ils ne réussissent pas tous,et les plus parfaits n’ont pasde marches correspondantes etcomparables. ( Journal, de laBlancberie , 178a , p. 198.

§ XVII. Baromètre vivant, ouBaromètre animal.

Un observateur a annoncé quetenant une sang-sue sur sa fe-nêtre, dans un bocal assez vrandpour contenir huit onces d’eau,

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rempli aux trois-quarts, recou-vert d’une toile fine, elle luiavait servi de baromètre, etlui annonçait les variations quidevaient arriver dam l'atmos-phère , en l'observant tous lesjours. Lorsque le temps conti-nuait à être serein et beau, lasang-sue restait au fond du bo-cal , sans mouvement et rouléeen spiral. Lorsqu’il devait pleu-voir avant ou après midi, ellemontait à la surface , et y res-tait jusqu’à ce que le temps seremît. S’il devait y avoir duvent, la sang-sue, inquiète,parcourait l'eau avec une vitessesurprenante, et 11e cessait de semouvoir que lorsque le ventcommençait à souiller. A l'ap-proche des tempêtes, du ton-nerre, de la pluie, la sang-suerestait presque continuellementhors de l’eau pendant plusieursjours; elle se trouvait mal à sonaise, et était dans des agitationsconvulsives. Pendant la gelée ,ainsi que par les beaux joursd'été, elle restait au fond dubocal : à l’approche de la neigeon de la pluie, elle fixait sonhabitation à l’embouebure mê-me du bocal. Notre observateuravait soin, pendant l’été, derenouveler l’eau tous les jours,et pendant l’hiver une fois tousles quinze jours.

On lit quelque chose d’à-peu-près semblable dans la Collect.Acad., part.franç. , torn. I er . ,p. 118. Mais des observationsconsignées dans le Journal dePhysique, année 1774 , lom. IV,p. 369 , et année 1775, tom. V,p. 70, ont démenti cette météo-rologie, plusspécieusequ’exacte.