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Tome premier.
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les chassant ils s’approchent deplus en plus l’un de l’autre, enprenant les précautions néces-saires pour les tenir en respectpar le liant, de crainte qu’ils neforcent le tenon. Pour les diri-ger, on posera au fond de l’eaudeux soles jumelles, avec debonnes traverses en haut, pouren soutenir l’effort. Au moyend’un madrier à double rainure, 1ces batardeaux peuvent être dis-posés en tous sens et suivant laForme qu’on veut leur donner.On assure que l’eau 11e sauraitles prendre par-dessous, et quelorsqu’ils sont construits , lesjointures se ferment en peu detemps, de manière qu’il n’ypasse pas une goutte d’eau.

( Voyez au mot Inondation ).

BATEAU. De toutes lessciences, une des plus utiles,sans contredit, est la mécani-que ; elle multiplie les forcesdel’homme. M.Afacary avait ob-tenu la permission de construiresur le canal de Versailles unegalère de 2.4 rames , que quatrehommes pourraient faire mou-voir avec plus de facilité et plusde force , que ne pourrait fairela force réunie d’un beaucoupplus grand nombre de rameurs.Cette machine était propre àfaciliter la navigation sur lesrivières et sur mer; elle avaitJ’avantage de servir par lestemps calmes à monter avecpeu d’hommes les fardeaux lesplus pesans.

Il se proposait de construirecette galère , d’après un petitmodèle d’un bateau à 24 rames,qui était mis en mouvementavec beaucoup da facilité, à

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l’aide d’une roue, qu’un petitchien mettait en jeu.

§ I er . Bateau insubmersible.

M. de Bernières, l’un des con-trôleurs des ponts et chaussées,a envoyé à l’Académie dessciences, belles lettres et artsde Rouen, un mémoire sur soni canot insubmersible et sur l’a p-plication de sa découverte auxvaisseaux et autres bâlimensdemer. (Voyez Journal de Paris ,

1777,25 avril ; 1778,21 mars ).

§ II. Bateau pour aller sousl'eau.

Il est dit dans les écrits deBoyle, que Corneille Drebbelfit un bateau pour aller sonsl’eau; qu’il avait un inconvé-nient fâcheux ; c’était de man-quer d’air frais, et que Drebbel trouva le secret de remédier àce défaul'par une liqueur conte-nue dans une bouteille, qu’ildébouchait lorsque la respira-tion manquait. ( Encyclopédie ,tom. XV, p. 65 t> ).

M. Dionis, académicien deBordeaux , avait inventé un ba-teau à 8 rames*, qui allait sousl’eau. Les personnes enferméesdans ce bateau étaient à l’abride la suffocation , par le moyend’une eau artificielle. Lorsquel’air vital 11e pouvait être res-piré,parce qu’il setrouvaittropcondeneé dans cette étroite pri-son , cette liqueur le rétablissaitdans son premier état, en dis-sipant les exhalaisons grossièresqui s’eu allaient par un tube ?se perdre dans l'eau. Le 28 mai