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Tome premier.
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les canaux , par M. le Roux,ibib.y p. 337.

M. Goyon de la Plombièreavait, avant 1776, annoncé qu’ilse proposait (1 trouver le moyende faire remonter les bateaux,par une machine à feu. Les ex-périences qu’il a faites de cettepuissance , et de ses effets ap-pliqués à la marine 1 , l’ont con-vaincu que cette machineseraitcapable, pendant les plus forteseaux, de remonter tout-à-la-iois de Rouen à Taris, en moinsde cinq jours , quatre grandsbateaux chargés, et que la dé-pense de 1G00 fr., pour les faireremonter avec des chevaux, nereviendrait qu'à 5 oo fr.

Nous 11e dirons rien de toutesces machines , dont nous igno-rons que les épreuves aient étéfaites.

Nous ajouterons encore quele Journal de Verdun, juin 1752,p. 4^9,fait mention d'un bateauà deux roues, avec un gouver-nail , propre à la navigationdans les plus gros temps, éprou-vé à Pirna , sur l’Elbe .

A la fin de février 1 " ç _>5 , M.Thilorier a entrepris de remon-ter, depuis le port des passeursd’eau jusqu’au Pont-Neuf, uneusine aussi pesante et beaucoupplus embarrassante qu’un ba-teau chargé. Il s’agissait demontrer , non pas la lorce de lamachine , mais la possibilité dela modérer et de la diriger. Laréussite a été complette. Lesmoyens par lui employés, con-sistent à établir , par une cordede communication roulante surune poulie, un contre - poidsentra le bateau montant et le

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bateau descendant, et à remon-ter l’un par l’autre. Dans l’ex-périence de M. Thilorier . l’u-sine et le remonteur devaientse croiser ; mais le courant quiportait avec violence vers laterre , les avait placés sur lamême ligne , et ils,étaient endanger de se choquer II a faitalors disparaître graduel lementle volume qui faisait sa force :l’usine remontant s’est arretée ,et bientôt descendant elle-me-me , elle a forcé le remonteurà 1 é t rog ra der. P e n d a n l ce tem p.s,il a disposé ses manoeuvres pourgagner le large , et reprenantson volume, il a surmonté larésistance du courant, et croiséavec la plus grande facilité l’u-sine , qu’il a eu la précautionde remonter très - doucementjusqu’à sa destination. M. Thi-lorier , dans nue séance de l’Ins-titut national, a exposé la théo-rie de ses procédés , dans unmémoire inséré dans le Maga-sin. Encyclopédique ., 1793 , tom.VI , p. 32 ?. , et le Journal desArts et Manufactures , t. III,p. 353 .

M. Thilorier, dans une lettreinsérée dans le Journal des Artset Manufactures , tom. III, p.582, a fait connaître les diffé-rences qui existaient entre sesmoyens mécaniques et la ma-chine de Grosiier de Ferrières,dont nous avons parlé plus haut.( Voyez ci-a près l’art. Bateau-poste , § II. )

Dans le 12 e . tome de la Tra-duction de Pluie ,par Poinsinetde Sivry , p. ^91 , ou a donnél’idée de suspendre à la perchedu bateau , un poids qui, dé-