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fait quelquefois accompagnerpar deux ou trois catimarons ,qui voltigent autour de la che-lingue ; en cas qu’il arrive quel-qu’accident, ils sont à portéede vous secourir et de vous sau-ver. ( Voyage, dans la mer desIndes , par M. Gentil. )
§ VII. Bateau-poste.
La difficulté de faire remon-ter la rivière aux bâtimeus char-gés, et les frais qu’exige ce genrede transport, ont fait imaginerau sieur de la Rue une machinecomposée de roues, que deuxhommes font mouvoir avec desmanivelles , et par le moyendesquelles on remonte la rivièreen très-peu de temps. 1/essai decette machine a été fait plu-sieurs fois à Paris ; eu moins de17 minutes , le sieur de la Rueremontait depuisla pompe,quiest au bas de la terrasse desTuilleries, jusqu’au pont Royal,et descendait en 5 minutes etdemie. Cette machine, montéesur un châssis, pouvait facile-ment s'adapter à d’autres ba-teaux. ( Journal de la Blanche-rie , 1783 , p. i 85 , 289. Journalde Paris , 1785 ,n°, 1147 )
Lesieur Morave, mécaniciende l'Empereur , a trouvé lemoyen rie faire conduire unbateau par un seul homme,avec autant de rapidité que s’ilétait poussé par douze des plusforts rameurs. Sa machine sefixe au fond du bateau. Ses ex-périences , faites devant l’Ein-pereur sur le Danube , lui ontvalu 200 louis de gratification.(Affiches de Prov. } 1 784, n°. 74 )
§ VIII. Moyen de désengraverun bateau.
M. Tremel a présenté à l’A-cadémie des sciences , une ma-chine propreà lever les bateauxengravés ou submergés , et àservir d’échafaud dans le cas oùil serait nécessaire d’ôter lesmarchandises de ces bateaux.En voici le mécanisme, tel qu’ilest décrit dans l’approbationdonnée par l’Académie .
M. Tremel , pour satisfaireau but proposé, élèveautour dubateau un certain nombre demontans , proportionnés à lacharge qu’il s’agit d’élever. . . .A l’extrémité supérieure dechaque montant r est fixée unetraverse de bois de la longueurde 3 pieds ... Chacune des deuxextrémités de cette traverse estgarnie de deux plaques de mé-tal , entre lesquelles doiventtourner , à charnières, deux le-viers unis l’un sur l’autre , dansle plan de la traverse et du mon-tant. La longueur de l’un de cesleviers est déterminée par cellede la traverse , qui porte lespoints d’appui de l’un et del’autre , et celle du second serègle sur la charge qu’on a àlever, sur le nombre des mou-tons et la largeur du bateau.
Dans l’épaisseur de chacundes moutons et près de la tra-verse , est placé un treuil de 4pouces de long, portant à cha-cune de ses deux extrémités uneroue de métal taillée en rochet.Le corps de ce treuil est traversépar une ouverture oblique, des-tinés à passer et filer la corde2