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rieurement dans les cas deforte contusion , de plaies, d’ul-cères , de gangrène, etc. Ilfaut, pour cet effet, en étendresur un linge ou sur un papier,dont on couvre la partie mala-de,et panser deux fois par jour,ce que l’on continue jusqu’àparfaite guérison.
On peut aussi employer reremède contre les coliques, lesmaux de tête, la pleurésie, mê-me dans les fièvres malignes etles morsures des animaux véni-meux ; en l’étendant chaud surla partie malade, et en en fai-sant prendre deux gros par labouchedansdu bouillon de veauou de quelque tisanne vulné-raire. S’il s’agissait d’une plaieprofonde , on en seringueraitdans la cavité.
Au reste, ce baume est à très-peu-près celui deLeucatel, quise trouve dans presque toutesles pharmacopées.
§ III. Baume de la M'eque.
Ce baume, si utile pour lesplaies, est sujet à être falsifié.Le moyen, dit-on, de distinguerle baume de la Mèque pur, estde faire rougir un liard , d’enverser une goutte dessus ; si lebaume est légitime , il percerale liard et fera un trou ; cetteépreuve ne nous paraît pas de-voir réussir ; mais un moyenplus vraisemblable de connaîtresa pureté , c’est de le comparer, <à l’aide du goût et de l’odorat,avecle véritable. U ne personnequi a été à Constantinople nousa dit que la manière de recon-paiUsi le véritable , c’est d'en
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verser une goutte sur de l’eau,et de traverser cette goutleavecune aiguille à tricoter, de fer;que si le baume s’attachaittoutentier à l’aiguille, r’élnit uneprouve qu'il n'était pas falsifié,
J 1 ÈC 1 IR Voici la construc-tion d’une nouvelle bêche , quiréunit de très - grands avanta-ges : car le Jardinier peut, àl’aide de cet instrument, fairebeaucoup plus d’ouvrage avecmoins de fatigue, et elle peutêtre sur-tout très-utile , etsoula-ger ces vieillards qui , quoiquecourbés sous les années, culti-vent la terre avec plus de cou-rage que de force.
Cette invention, de M. lerom te de Créqui , fait bienl’éloge de son penchant pourl'humanité; étant dans ses ter-res, et considérant le travailpénible des pauvres malheu-reux qui bêchent la terre, il fitréflexion que, dans ce travail,les bras font l’office d’un levierdont les reins sont le point d’ap-pui. Dèsce moment, il imaginade transporter ce point d’appuidans le manche même de labèc.he, afin d’épargner à l’ou-vrier une peine qu’il ne peutlong-temps soutenir, et dont ilse ressent toujours lorsqu’il com-mence à avancer en âge.
On construit un manche debêche, dont la partie qui toucheau fer, à la longueur de 10 à12 pouces, doit être équarrie etpercée de trous à un pouce dedistance les uns des autres, afinde pouvoir y ajuster un mor-ceau de bois léger , comme desaule, de sapin, ou de tilleul,de la longueur de 8 pouces, taillé