Band 
Tome premier.
Seite
275
JPEG-Download
 

BEL

dans nos provinces septentrio-nales , qu’en septembre oti enoctobre, afin que les agneauxne naissent qu’en février ou enmars, etnesoipit point exposésaux grands froids, qui retarde-raient leur accroissement dansle premier âge, parce qu’ilsn’auraient que de mauvaisenourriture s’ils étaient nés plu-tôt. Au contraire , dans les paysoù les hivers sont fort doux , etles étés fort chauds, i l faut avan-cer les accouplemens, en don-nant les béliers aux brebis dèsle mois de juin on de juillet,afin d’avoir des agneaux dès lemois de novembre ou dedéce/n-bre. Ilsn’onl rien à craindre del’hiver ; ils trouvent une bonnenourriture dans cette saison, etils deviennent assez forts pourrésister aux - chaleurs de l’été ;ils ont beaucoup plus de lainedans le temps de la tonte, et ilssont beaucoup plus grands à lafi n del’aiinée, que s’ils u’étaientnés qu’après 1 hiver.

Il faut donc séparer les béliersdes brebis, lorsqu’il est à crain-dre qu’ils ne s’accouplent troptôt i et quand le temps que l’onaura jugé convenable sera arri-vé, il faudra donner aux béliers,choisis comme nous venous deJe dire, des brebis qui soientelles-mêmes propres à perfec-tionner l’espèce, soit pour lataille , soit pour la laine. Nousdonnerons à l’article Brebis (voy.ee mot), les caractères qui doi-vent les faire préférer.

Les béliers sont en état deproduire de bons agneaux, de-puis l’âge de 18 mois jusqu'à tou 8 nus. C’est à 3 ans qu'ils sont

BEL 275

les plus vigoureux. Lorsqu’onfait accoupler des béliers de 18mois ou de 2 ans, il faut choisirles plus forts. Dès l’âge de 6mois, ils pourraient saillir lesbrebis ; mais 11’ayantpas encorepris d’acri oissement , i ’s ne pro-duira ientquede faibles agneaux.Passé 8 ans, ils sont trop vieux.

On dit qu’un bon bélier peutservir 5 o ou60brebis.Mais pourconserver un bélier sans l'affai-blir, pouravoir de forts agneauxqui ne dégénèrent pas de l’es-pèce du bélier, il ne lui fautdonner que i 5 ou 20 brebis.BELIER HYDRAULIQUE .Pilot , pour mesurer la vitessedes eaux courantes , avait ima-giné de présenter, dans le fil leplus rapide de l’eau , un tuyauvertical recourbé horizontale-ment, et même évasé en formed’entonnoir, afin qu’elle y en-trât plus facilement. Nous enavons parlé au mot Hydrokelmè-tre. (Voyez ce mot). Mais l’eau,en s’y élevant, reste e.11 équili-bre quand elle a atteint une cer-taine hauteur. M. Viallon, l’undes conservateurs de la biblio-thèque du Panthéon,présenta ,en 1797, au Lycée des Arts,une machine appelée pompaà'volute, propre à élever l’eau.Elleconsisteen deux serpeti tauxcirculairement entrelacés au-tour d’uii axe vertical, et mushorizontalement par un levierni leur donne un mouvemente va et vient. Leurs premièresvolutes, s’ouvrant et se fermantalternativement dans les vibra-tions, projètent et soutiennentsuccessivement l'eau qui s’élè-ve, en vertu du mouvement cir-