B E S
paree qu’ils ont perdit leur sncfet qu’ils sont peu nourrissans ;ni de celui qui a été mouillépendant fenaison , parce qu’ilest sujet à s'échauffer et à sepourir dans le fenil ; ni de ceuxqui ont reçu quelcpie mauvaiseodeur des étables j ni enfin deceux qui ont été rouilles. Tousces foins sont mauvais ; ils don-nent à ces animaux des maladiesde poitrine, et ils n’eii mangentque lorsqu’ils sont pressés par laiaim.
Pour être sûr du foin que l’ondonneàson troupeau,il faudraitqu’il vînt d’une prairie artifi-cielle , c’est-à-dire d’une prai-rie , située d’ailleurs dans deslieux qui ne sont ni bas, ni ma-récageux , dans laquelle on asemé des herbes bien choisies,après en avoir détruit les mau-vaises. Les herbes dont on faitdes prairies artificiel les pour lesbêtes à laine,sont : i °. le fromeu-tal, la coquiole, le ray-grass:il faut observer que les tuyauxde celte dernière soin sujets àse durcir, lorsqu’on 11e les fauchepas assez tôt; 2°. la luzerne, qui,comme nous l’avons déjà ait,fait enfler les moutons, lors-qu’elle est prise en trop grandequantité et qu’elle est mouillée,et le foin qu’on en fait peut lesfaire périr degrasfondu : il fautmêler la luzerne avec du foinordinaire , du sain-foin ou de lapaille ; 5 °. le trelle, dont on doitdire la même chose que de laluzerne, étant d’ailleuri très-nourrisant; 4 ”- le sain-foin, quiesttrès-saiii , mais trop nourris-sant si on ne le mêle avec de lapaille, et dont les tiges sont trop
B E S 303
dures,lorscpt’onlesfauche tard;ô 0 . la pirripreneUe, qui fortifielesmoutons : commeelle est tou-jours verte , on peut fa faire pâ-turer en hiver, et fa couper pourla donner aux nguedux dans desauges.
L’écorce de peuplier , de sa-pin et d’antres arbres, est d'unebonne ressource quand on n’apas de meilleure nourriture: onla fait sécher et ensuite on labrise , pour la donner aux bêtesà laine dans des auges. Lesma-rons d’inde , coupés en deux outrois parties, et même l’écorcequi les enveloppe , quoiqu'elleait des pointes dures et piquan-tes , sont encore des atimenspour les mou tops , dont on peutleur donner à défaut d'autre yet dont ils mangent très-volon-tiers : il en est de même deschaillats , qui sont les tiges , leifeuilles et les gousses des pois ydes haricots , des vesces, deslentilles et des féverolles, aprèsque ces plantes ont été battues.Les bêtes à laine aiment mieuxlë chaillat que la paille, etil estplus nourrissant. Quant à 1 apaille, il faut préférer celle d'a-voine , comme plus tendre, em-suite celle de seigle , qui leurvaut mieux que celle de fro-ment. La paille d’orge ne letifconvient pas : en général ? lapaille est une nourriture qui nasuffit pas pour entretenir untroupeau en boii état, il faut yajouter quelques-unes des subs-tances dont nous venons de par-ler. O11 donne encore aux mou-tons les bâles d’avoine, de fro-ment et de seigle ; mais ils 11emangent pas la bâle d’orge ; ils
4