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§ VIII. Moyen de guérir lesmaladies des bétes à laine.
Nous ne parlerons point icide ces maladies épidémiquesqui attaquent plusieurs trou-peaux à-la-fois, qui s’étendentd’un canton à un autre, et quise répandent dans plusieurs pro-vinces pour y porter la désola-tion et la mort j ces maladiesgénérales sopt d'une nature quiexige d’autres lumières que cel-les que peut posséder un simpleberger, puisqu’elles demandentsouvent toutes les-ressources dela médecine. Aussi le gouver-nement, sensible aux malheursqui résultent, pour la nation,de la perle d’animaux aussi uti-les que les bêles à laine, noncontent d’avoir établi des écolesvétérinaires, dont les éleves serépandent par-tout à la premièreréquisition, pour y porter lessecours nécessaires, a encorechargé la société royale de mé-decine de s’occuper, d'une ma-nière particulière, des maladiesdes bestiaux, et d’ordonner àses membres d’aller eux-mêmes,dans des cas pressans, conduirela main du berger pour le trai-tement des troupeaux. D’ail leurson trouvera au mot Bestiaux,divers traitemens de ces espècesde maladies. Nous ne parlerons•tas non plus de ces maladiesongues qui ôtent à un moutontoute sa vigueur , et qui entraî-neraient dans un traitement dis-pendieux.La médecine des bêtesa laine doit être proportion-née au prix de l’animal , et auxconnaissances dont le berger
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Ê eut être susceptible. Nousnousornerons donc à parler des ma-ladies d’accident, qui peuventêtre guéries par de prompts re-mèdes. Le mouton a encorealors toute sa valeur, et.l’on neperd rien, si on le guérit par unremède facile et qui ne gâte pasla laine.
§ IX. Remède contre la gale.
La maladie à laquelle lesmoutonssonl le plus sujets, estla gale : on l’observe dans tousles pays et dans tous les temps ;les troupeaux placés sur les ter-reins ies plus couvenablesàleurespèce, et même à leur race ,n’en sont pas exempts : enfin ,les bêles à laine les mieux soi-gnées, les mieux nourries et lesplus vigoureuses , peuvent de-venir galeuses. Lorsque l'hu-meur grasse du suint se rancit,.elle allecte la peau et lui donneune disposition à la gale. Si l’onn’arrête pas cette maladie à la
f (rentière apparition, elle gâtea laine et la fait tomber. Si rienne s’oppose à ses progrès, elleulcère les chairs, carie les os etfait périr l’animal.
Comme cette fnaladie faitdes progrès continuels, on sentqu’elle sera d’autant plus diffi-cile à guérir, qu'elle aura duréplus long-temps. Le berger doitdonc être très-attentif à eu dé-couvrir les premiers indices. Ilfaut qu’il observe soigneuse-ment son troupeau , pour voirsi quelque bête se gratte avecles pieds ou les dents, ou si ellese frotte contre les râteliers ,les arbres, les murs, etc. ; si la