346 BLA
une liqueur composée de taparties d’eau et d’une partied’acide muriatiqne oxigéné, leplus fort possible à la tempé-rature de 10 degrés; il les alaissé dans la liqueur jusqu’à ceque les taches fussent enlevées.S’il n’y avait pas assez d’acidepour les enlever entièrement,on pourrait ôter le linge, ajou-ter un 20 e . de nouvel acide, etaprès un mélange exact, l’y re-plonger. On le lave dans l’eaude fontaine lorsque les tachesont disparu, et on le passe dansl'eau de savon pour enlever sonodeur. On peut encore augmen-ter la blancheur du linge en le
Î ilongeant, pendant quelquesîeures, dans un mélange d’eauet d’un centième d’acide sulfu-rique ou sulfureux. L’auteurobserve qu’il vaut mieux lessi-ver et immerger deux fois, qued’employer les lessives ou l’a-cide trop forts; car on pourraitdétériorer le linge. (Bulletinde la Société Philomatique , dumois d’avril 1792 ).
§ II. Moyen de procurer à toutesles blanchisseuses qui laventle linge dans les rivières oùPeau est souvent troublée, au-tant d’eau claire qu'il leur enfaut pour faire leur opération ,quelque longue qu’elle puisseêtre , et quelque quantité deauqu'elle demande.
Rien de si simple et de siaisé que ce moyen ; une ban-que leur suffit : on la perce envingt endroits par le fond ; ony met un pied de sable; on l’en-fonce dans l'eau tous la maiu
BLA
de chaque blanchisseuse , demanière qu’elle déborde de 2 à4 doigts au-dessus de l’eau. L’eauqui montera par les trous faitsau fond de la barique, et qui sefiltrera au travers du sable ,s’élèvera jusqu’au niveau de larivière ; il en montera nécessai-rement plu 3 de quatre-vingtsseaux depuis le matin jusqu’ausoir ; la barique aura son cou-vercle, afin que l’eau sale quijaillira sous les coups du battoir11’y entre point; voilà un moyen,sans contredit, le plus simple etle plus sur qu’on puisse em-ployer.
Ou a proposé, dans le journalintitulé Nouvelles de. la Répu-blique des Lettres et des A rts,par AI. la Blancherie , 1780,p. un , le mode d’un bateaupour des blanchisseuses.
« Des femmes, dit ce jour-nal , dévouées à un état si péni-ble, méritent sans doute d’êtrepréservées de tous les accideusétrangers à leur travail , etd’être soûl âgées des fatigues dontl’excès leur fait négliger lessoi nsnécessaires pour la perfectiondu blanchissage et la conserva-tion du linge ». L’auteur, danscette vue, divise le bateau danstonte sa longueur, pour formerà l’intérieur un canal fermé àses extrémités et au fond pardes grilles ou des filets. Ce ca-nal est traversé de fortes plate-formes pour battre le linge ,sur lesquelles sont des chevillespour le tordre.
Par cette disposition , lesblanchisseuses ne seraient pasexposées à tomber à l’eau et àperdre le linge qui , quelque-