tant plus grande qu’elle estmoins considérable, d’un autrecôté l’on multiplie le produitréel en semant av c plus fortequantité ; car si, au lieu de 409livres, le demi-arpcnt rend 900livres de froment, la récolteesttiercée. On croit qu’il seraitutile de semer dans un quatriè-me demi-arpent 180 livres defroment,etdans unautre 2401. ;et en restant en déça , on croitqu’on pourrait trouver un pointoù la semence, rendant dans laplus grande proportion , donne,a terrein égal, le produit le plusconsidérable. Au reste, on avaitpromis de continuer ces essais,et de les pousser plus loin , pourparvenir à connaître la propor-tion véritable de chaque can-ton. Nous ignorons quels en ontété la suite et le résultat. (VoyezSemoir').
Le même journal, 1786, p.55 o, cite l’exemple de deuxagriculteurs qui ont fait faucherdes bleds et seigles en verd , etqui en ont obtenu des récoltes
E lus belles et des grains pluseaux.
M. Calignon a constaté, pardes expériences faites en granddepuis 12 ans, l’avantage desemer clair. Il ne met que deuxmesures de froment par journal(le journal de 56 o perches 9pieds et demi, et la mesure deDijon 45 livres ). Bulletin de laSociété Philomatique , octobre1791.
Le Traité de la Culture desTerres, par M. Duhamel , estun ouvrage très-bon à consulter.
La Feuille du Cultivateur,tom. IV , p. 5 i 1 , contient une
BLE
instruction publiée par la com-mission d’Agriculture et desArts, sur les avantagesque pro-cure une juste proportion.
Dans le comté de Norfolk,on a adopté , depuis 1774, l’u-sage de planter le bled. On aremarqué que les terres, sur les-quelles cette méthode réussitparticuliérement , sont cellesqui ont été en trèfle l’annéeprécédente. Ces terres, aprèsavoir été recouvertes d’engrais,se rompent à la charrue parbandes de gazon de io pouces,de large , le long desquelles 1111planteur, muni de deux plan-toirs de fer un peu plus grosque des baguettes de fusil, sur-tout dans le bas, et se termi-nant en pointe, marche a recu-lons en faisant des trous à quatre,pouces de distance en tout sens,et à un pouce de profondeur.Des femmes et des enfans sui-vent et laissent tomber 2 grainsdans chaque trou. Un cadre,garni d’épines et traîné par uncheval , passe ensuite sur leterrein et ferme les trous. Cettemélhodea l'avantage d’épargnerbeaucoup de semence, de met-tre le grain à l’abri des insecteset des atteintes de la gelée, deproduire un bled plus pur etmeilleur, de procurer de l’ou-vrage aux pauvres dans une sai-son où ils en trouvent difficile-ment , et de donner un produit
E lus considérable. Il n’est pasien important que le plantagese fasse immédiatement aprèsle labour. On peut, sans incon-vénient , labourer à l’avancepour planter lorsqu’on en a letemps. ( Voyez la Décade Phi -