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Tome premier.
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maïs ou bled de Turquie pèchepar défaut de maturité ou dedessication , le germe est atteintde moisissure, il a de la mol-lesse , est de couleur grise, etle grain a une odeur de chauxet un goût désagréable.

Quant à la farine de maïs , ilest aisé de s’assurer si elle pro-vient d’un grain sain , et si ellea été bien ou mal nourrie ;dans ce dernier cas, elle a uneodeur véritablement rance ethuileuse; quelquefois enfin ony apperçoil des insectes. Voilàce qu’indique une instructiondeM. Parmentier , insérée dansle journal intitulé la DécadePhilosophique, tom. VIII, p.465 .

On peut voir , dans Y Ency-clopédie méthodique, tom. VTIIdes Arts et Métiers, p. 520 , l’artde cultiver, de récolter et depréparer le maïs ou bled deTurquie .

§ XVI. Bled de Flandres.

On trouve,dans \esNouv.de laRépuhliq. des Lettres et des Arts,par M. de la Blancherie, i ySf),p. 584 , des observations inté-ressantes sur le bled de Flan-dres, barbu et non barbu; cedernier donne de me il leur pain,mais le premier rend plus degrains. Le grain de 4 et 5 ansest aussi bon à semer que legiain de la récolte précédente.M. de Prangey, qui se louebeaucoup de la culture de cebled , a trouvé que vingt épisde bled de Flandres , mis dansune balance avec quarante-troisépis de bled commun choisis

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dans les plus belles récoltes»ont fait équilique,et 5 oo grainsdu premier ont balancé 070grains du second. M. de Pran-gcy ajoute, que la plupart despaysans de la Bourgogne , à quiil en a donné, se sont dégoûtésde cetle culture, parce que lesbleds de Flandres, mûrissant8 jours plus tard , sont exposés àêtre mangés par le bétail , etiarce qu’il faut des hache-pail-es pour en briser la paille, queles bestiaux ont peine à manger;tuais que ceux qui en ont con-tinué la culture , y trouventplus d'avantages, en ce qu’iis enretirent un prix plus fort et unpain plus blanc et meilleur.

M, de Prangey fait aussi l’é-loge d’une orge IVomenlée , qui11e dégénère point, fournit detrès-bon gruau , et donne unexcellent pain de ménage,quandelle est mêlée avec d autresgraines.

II parle encore avantageuse-ment de l'avoine blanche, quirend beaucoup, mais dégénèreà la longue, et dont la paillenourrit très-bien les chevaux.

§ XVII. Bled noir de Tartane.

Le même Journal, 1766, p.177 , observeque ce grain , donton ne fait point de pain , se pré-pare comme le riz, après l’avoirconcassé légèrement et vanné,et qu’on fait avec sa farine uneespècedepoleute avecdu beurreet du fromage. Ce grain se plaîtdans une terre humide, légèreet mêlée de gros gravier. 11 11edoit être semé ni dru , ni clair.Il s’élève à la hauteur de deux