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Tome premier.
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B O I

In solidité. Quand l’arbre estabattu et équarri, il est bon dele laisser transpirer quelquesjours, avec la précaution de lesoutenir sur des pièces de bois ;s’il couchait à terre , il eu pom->Prait l'humidité, sur-tout sie sol de la forêt était maréca-geux; mais s’il est de rocherou de gravier, on peut le laisserà plat.

En fin, comme la sève du cen-tre a plus de peine à s’évaporerque celle des parties extérieu-res, que cette sève, en fermen-tant, peut et doit devenir leprincipe de la putréfaction ,voici ta dernière précaution àirendre ; on doit également'employer pour les fortes pou-tres de chêne. Il faut scier lalièce dans toute sa longueur pare milieu, et en retourner lesdeux parties de manière que cequi était au centre se trouve àl’extérieur; trois liens de fer lesassujétiront, et l’on pourra lesemployer ainsi, avec, certitudequ’une poutre qui aura subi cesnéparatiuns, durera autant quee bâtiment. ( Journal de Paris ,1784 > u°. i 36 ).

§ III. Bois cintré.

En 17S1 , M. Mugneron, maî-tre charron , a fait annoncerdans les papiers publics, une

f iréparation par le moyen deaquelle il cintrait les bois decharronage au point de faireune petite roue de berline d’uneseule jante. (Voyez le Journalde la Blancherie , année 1782,p. 16, 19 et 88, et année 1 yS 5 ,p. 60.

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En 1784, cet artiste faisaitvoir le modèle d’un pont debois cintré par son procédé. Ilavait concouru au prix de l’A-cadémie de Toulouse pour laconstruction d’un pont de char-lente, et remporté un accessit,orsqu’en 1787 , il fut chargé dela construction du pont deBrienne, sur le ruisseau appeléles Tey-Majou. (Voy. le Jour-nal de. Paris , 1784, p 97 , 5 o 5 ,f >45 , et les Affiches de Province tmême année, p. 24b.

Mais pour avoir une connais-sance plus détaillée des travauxdu sieur Mugneron, soumis aujugement de différentes acadé-mies, et à des expériences pu-bliques, il faut lire un rapportinséré dans le Journal des In-tentions et Decouvertes , impri-mé en 179% tom l, p. iq 5 etsuivantes. Il en résulte qu’onpeut tirer un grand parti de laméthode de M. Mugneron, soitpour les planchers en voussure,pour les coupoles, à plein cein-tre, et principalement pour laconstruction des ponts de bois,et qu’il y aurait économie degros bois et de bois de charpenteà en faire usage. Voyez Pont ;voyez aussi au mot Plantations ,l’article Bt is courbés ; voy. en-core Voûte en charpente et me-nuiserie.

§ IV. Moyen de garantir le. boisde la piquure des vers.

Les assauts que les vers don-nent aux bois, les font bientôttomber en pourriture. On litdans les Mémoires de P Acadé-mie cT Upsal, que l’arsénic ayant