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Tome premier.
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tpi’dn pourrait en construire dé 'médiocres chaussées;il indiquemême plusieurs autres plantesdont on pourrait tirer parti pourle même objet. ( Voyez Inon-dations, Digues, Dunes , Etang,Batardeau

BOTANIQUE. Cette science,lorsqu’on se borne à la nomen-clature des plantes, à l’étudede leurs parties, à la connais-sance minutieuse de leurs for-mes, n’est qu’un jeu de mé-moire, dont cependant plusieursbotanistes tirent grande vanité.Je les compare à un liotiirtie«fui, sans connaître les outils etinstrumens mécaniques, se fe-rait un mérite de les nommertous. La botanique n’a réelle-ment d’intérêt qu’autnnt quele souvenir d’une vaste nomen-clature rappelle l'idée de la cul-*ture de chaque plante, de leurspropriétés alimentaires ou mé-dicales, et de leur usage dansles arts. Sous ce point de vue,la botanique est une science vé-ritablement utile, et qui, dansses rapports, tient à toutes lesautres, en les aidant de sesrecherches et de ses découver-tes. Ce n’est ni dans des herbierssecs, ni dans des herbiers en

E einture, qu'il faut étudier laotanique. Le grand livre de lanature, c’est la surface de laterre; c’est dans les champs ,dans les forêts et jusque dansles eaux, qu’il faut chercher lesplantes et les observer ; et s’ilest permis de consulter des des-

VI ).

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§ I or . Moyen de rendre cetteétudè plus facile et plus cer-taine,

Nous avoris plusieurs métho-des élémentaires des (liantes :nous ne parlerons iciquedes plusmodernes et des plus connues ,et nous ne ferons que les indi-quer.

Celle de Tournefort tire sesprincipales divisions de la co-rolle des fleurs, cette partie laplus brillante, la plus séduisantedes plantes ; cependant celteméthode n’est pas sans erreurs.( Voyez les remarques inséréesdans la Collect. Acar/em., part,franç., tom. IV, p. 55o; t. V,p. s>57 ; tom. VII, p. 565).

Celle de Linneus, la plus gé-néralement adoptée , tire sesgraudes divisions du sexe desplantes, et ces caractères sontles plus ronstans, les plus inva-riables. Celte méthode n’est pasnon plus sans défauts ; quelques-uns ont été reconnus par Lin-neus lui-même.

D’autres, tels que M.de Jus-sieu ( Voyez Collect. Acadétn .,part, franç., tom. XV, p. 204,207 ), M. Adanson , ont classéles plantes par familles. L’ou-vrage de ce dernier ne peut êtrelu sans intérêt ; 011 ne peut luireprocher que de l’avoir défi-guré par une orthographe sin-gulière , à laquelle l’œil a de lapeine à se faire.

M. Guettard , regardant com-me incomplètes les méthodesde Tournefort et de Linneus, atenté d’établir les genres despiaules par leurs glandes et leurs