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Tome premier.
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C’est ainsi qu'il est venu àbout , non sans beaucoup detravail, de réduire toute la bo-tanique en tables exactes : il nes’agissait plus que de recueillirle fruit de tant de peines. Pouryparvenir , M. Schœffer a prisun livre , dans lequel il a mar-qué les classes de la manière quivient d’être indiquée. 11 a tiréles lignes auxquelles il a rap-porté les divers genres et lesdifférences des calices, des co-rolles , etc. , suivant leur nom-bre et leur ordre; et au premierfeuillet de chaque classe, il acotté un petit papier où est écritle nom de la classe, par exem-ple, monopétale, dipétale, tri-pétale, etc.

Munis de ce livre dès l’entréedu printemps, et pendant l’été,M. Schœffer va parcourant lesCampagnes , les vallées , lesmontagnes, les bois, les jardins,les prairies et les lieux maréca-geux. Rien de plus ravissantque ces promenades. 11 ne sau-rait faire un pas , jeter un coup-d’ccil , sans appercevoir quel-que plante , quelque insecte quine lui fournît de nouvelles oc-casions d’admirer et d’adorer lecréateur.

Dès qu’il trouve une fleur, ill’envisage d’abord toute entière,pour voir à quelle classe elleappartient , comme monopé-tale, dipétale, etc.; dès qu’ilen est instruit, il ouvre son li-vre au moyen des titres qui ensortent , et cherche la classedéfinie, ne doutant point quecette (leur ne se trouve parmiles genres marqués. 11 chercheensuite lecalice; s'il n’eu trouve

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point, le signe O indique cetteprivation. Souvent il ne se prérsente que trois ou quatre genres,à l’un desquels if faille néces-sairement que la fleur appar-tienne. S’il y a un calice , latable est tout aussi commodepour indiquer d’abord les in-cisions et le nombre de feuilles.Les recherches se continuentde même pour les corolles, lesétamines, les pislilles, etc., etc'est un plaisir sans égal, quede parvenir ainsi , sans risqued’erreur , à trouver , par lemoyen de ces tables, d-e quelleclasse est une fleur, et quel estson nom générique. Les plaisirsde l’esprit, lorsqu’ils sont uuefois dominans , l’emportent debeaucoup eu vivacité sur ceuxdes sens.

Mais leur grande prérogative,et ce qui leur donne un prix in-fini , c’est qu’ils peuvent êtrecommuniqués. Non-seulementon peut rendre les autres parti-cipans des plaisirs intellectuelsdont on jouit, sans diminuercette jouissance, mais on l’aug-mente même considérablementpar la nouvelle espèce de satis-faction qu’une aine bien née nemanque jamais d’éprouver lors-qu’elle peut contribuera l’avan-tage des autres. C’est aussi par-la que M. Schœffer prétend cou-ronner ses travaux, en les com-muniquant au public , et enfaisant graver ces tables pourl’utilité commune.il invitetousles botanistes à le seconder,particulièrement en lui indi-quant de nouveaux genres deplantes qui ne se trouvent pointparmi ceux que Linnée a in: