Band 
Tome premier.
Seite
410
JPEG-Download
 

410 B O U

observe seulement en cousantde mettre au pied deux semellesde plus outre la semelle ordi-naire ; et avec ces soins, onconstruitdes bottes qui peuventdurer sept ou huit ans. Si l’onprépare des bottes molles decuir de veau , on emploie du filde fer plus fin.

Voyez aussi l’article Noir li-quide.

BOUCHES DE EOUR. EnÏ770 , Mme. Dubois, à Dijon ,faisait annoncer dans les papierspublics , des bouches de fourpropres à retenir la chaleur et àéconomiser la consommationdu bois.

BOUCHONS DE LIEGE.Divers moyens ont été mis enusage jusqu’à présent, pour em-pêcher les vases de grès ou decrystal dans lesquels on ren-ferme l’esprit de vitriol, l’eau-forte , les sels volatils, etc. delaisser passage à l’évaporationde ces liqueurs. Les bouchonsde ces vases ont été enduits depoix-résine , de colle et autresmgrédiens tenaces capables defermer toute issue aux partiesspiritueuses sujettes à évapora-tion. On a de plus essayé d’en-velopper ces bouchons de cireet de lanière de vessie : maisces expédiens ont faiblementréussi. M.Roudensckiœld, con-seiller de commerce en Suède ,a éprouvé que la cire viergeou blanchie au soleil, mêléeavec du suif de boeuf bien net-toyé , et employée dans la pro-portion de deux tiers de cire , etUn tiers de suif, communiquaitau liège trempé deux ou troisfois dans ce mélange, la pro-

B O ü

priété nécessaire pour ne laisseraucun passage aux parties sub-tiles des liquides les plus fortset les plus spiritueux. U estnécessaire, toutes les fois qu’011aura trempé le bouchon deliège dans ce mélange de cireet de suif, de poser le côté laplus large sur une pierre ou surune plaque de fer, et de le tenirainsi dans un four chaud , jus-qu’à ce qu’il soit parfaitementsec. Sionfaisaitbouillir le liègedans cettemixtion,il acquerraitplutôt la vertu dont il s’agit ;mais il perdrait une partie de saflexibilité et de son élasticité.Au moyen de cette préparation,le liège ne laisse échapper au-cune partie volatile de quelqueliqueur que ce soit. Il est vraiqu’à la longue , l’eau-forte leronge, mais il résiste beaucoupplus long-temps. O11 a éprouvéde plus que ces bouchons, ainsitrempés dans un mélange dedeux tiers de cire, et d’un tiersde suif , ne donnent aucuneodeur au vin : au lieu que lesbouchons d’Angleterre, que l’onfait bouillir dans l’huile, lui encommuniquent une très-désa-gréable. Nous invitons le lec-teur à lire le mémoire de M.Roudensckiœld , inséré dans laCollect. Acadèm., part, et rang. ,tom. XI, p. 4>7- (Voyez le motLut).

Si l’on veut bien boucher unebouteille, un flacon, un bocal,on est dans l’usage de mouillerles bouchons de liège ; cela 11esuffit pas ; il faut aussi mouilleret même frotter l’intérieur dugoulot pourchasser l’air qui yest adhérent;et lorsque l’ou veut