Band 
Tome premier.
Seite
412
JPEG-Download
 

4i3 B O U

cire d’abeilles, et mieux encorede suifou de quelqu’autresubs-tance grasse capable de tenirunies des parties de cette résineou cire végétale.

Ce mélange fondu est coulédans des moules garnis de mè-ches , ainsi qu'il se pratiquepour les chandelles.

On parvient à rendre cettebougie partie végétale et partieanimale, non pas blanche, maismoins verte ou jaunâtre, blan-chefitre en l’exposant à l’air, oula mettant sur le pré , commela bougie ordinaire.

Ces sortes de bougies répan-dent , en brûlant, une odeurassez agréable , et on enlèveaisément les taches des égoutu-res de dessus les étoffes , dumoins quand on n’a mêlé quede la cire commune ou très-peude suif à la cire végétale.

M. Marins a présentéà l'Aca-démie des Sciences, en 1706,une sorte de bougies économi-ques, aussi propre à ma nier quela bougie ordinaire , donnantautant de lumière, mais du-rant un peu moins.

§ II. Bougies de Beurre decacao.

Le beurre de cacao , quoi-ue très - rance, ne perd riene sa consistance, et acquiertbeaucoup rie blancheur. M.Baumé a fait, avec ce beurrerance , des bougies moulées ,comme on fait les chandellesavec le suif. Cette espèce debougie était aussi bellequecellede la cire: elle était un peu plussonnante. La lumièrequ’clle ré-

B O V

pandnit était nette, pure ettranquille comme celle de lacire. Unedecesbougies,pesantune once, a duré aussi long-temps qu’une chandelle de suifqui pesait une once et demie.L’uneet l’nutreavaient la mêmequantité de brins de colon pourmèche, et elles étaient aussi dela même grosseur : la chandelledesuifétaitseulement plus lon-gue. La durée de l’une et del’autre a été de quatre heures :d’où il résulte qu’on peut fairede très-belle et de très bonnebougie avec le beurre de carao ;ce qui peut être d’un grand se-cours dans les disettes de cire ;du moins les gens du pays oùvient le cacao pourraient l'em-ployer â cet usage. Cette espèceue bougie serait toujours beau-coup plus chère ici que celle detire. Mais cette observationpeut avoir son application pourd’autres fruits qui fournissentdes huiles aussi solides, commeles anacardes et plusieurs au-tres dont on ne fait aucun usage,et qu’on pourrait cultiver dansce dessein. (.Voyez Cite).

§ III. Bougies de blanc de. ba-leine.

La cire qui nous est fournieparles abeilles n’est pas, commenous l’avons dit au mot Cire ,la seule matière propre à nousfournir de belles bougies. O11retire du cerveau et du Cerve-let de la baleine , ou cachalot,une espèce d’huile susceptibled’acquérir de la consistance,avec laquelle on a fait depuispeu des bougies. On les enuuit