44° BRI
température de l’air. Peu-à-peule phosphore change de cou-leur ; il perd sa transparence etdevient jaune et quelquefoisrouge; la préparation du briquetest alors achevée, et il convientde boucher le flacon On peutaccélérer cette décompositiondu phosphore , en soufflant des-sus dans le flacon.
Il arrive quelquefois qu'on ade la peine à faire prendre i’a-lumette en la frottant sur lephosphore; dans ce cas, aprèsavoir fait toucher l’alumetteau phosphore, il faut la frottersur un morceau d’amadou , etalors l’un et l’autre S’enflam-ment. ( Voyez le Journal d'His-toire Naturelle , 1787 , tom. 1 er ,p. i 65 . )
UEncycl. Meth ., amusementdes sciences, p. 276, indique lamanière de préparer des bou-gies phosphonques.
§ II. Briquet défensif.
Ce briquet, de l’invention ducit. Regmer , présenté au Lycéedes arts en 179” ( an 5 ) , sousla forme d’un pistolet d’arçon ,porte en avant une bavonnetteau lieu d’un canon. A côté dela platine est attachée une pe-tite lanterne à réverbère , danslaquelle est renfermée une bou-gie à mèche préparée , qui s'a-nime par la seule inflammationde l'amorce , en sorte que lanuit, lorsqu’on est surpris parun malfaiteur , on se trouvelout-à-la-fois armé et éclairé,de manière à étonner et éblouirle voleur , qui napperçoit ni labayonnette, m même la pcr-
BRI
sonne armée. ( Journal de Paris tan 6 , n°. 280. )
BRISE GLACE. (V. Glace.')
BRODERIE. Lesarts lespluàéioignésdessciencespeu vendeurètrelrès-utilesjle luxe lui-mêmea souvent été l'occasion et l’objetdu travail des savans. Il y a unegrande distance de la broderieà la b®tanique ; c’est cependantle goût qu’on a eu pour cegenre d’ornement, qui a pré-paré cette précieuse collectiondb peinture des plantes que l’ontrouve au cabinet des gravures,collection qui , eu retraçantleur image, nous aide à ne’ lestoint perdre de vue, en facilitees descriptions, et nous met àportée de les reconnaître dansles campagnes. Ainsi, les savansont au moins une obligation àla vanité des modes, à la co-quetterie et au goût des gens dumonde pour la parure.
Les broderies commencèrentà être le plus à la mode sous lesrègnes d'Henri IV et de LouisXIII . Le désir d’imiter la na-ture avec l’or, la soie et la lai-ne, donna naissance à quantitéde livres de fleurs, auxquelstravaillèrent d habiles ai listes.Hœfnagel, Swerts, ThéodoreDebry , Vaudepas, Langlois,Laileur et Vallet travaillèrentà l’envi dans ce genre. Le désirde se surpasser, fit cultiver lesfleurs avec plus de soin ; 011chercha même celles des paysétrangers, et la botanique euprofila. Ce fut ce motif qui dé-termina Jean Robin à établirle premier jardin de ce genre,111 est devenu le germe du jar-in des Plantes. C’était dans cejardin