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On pile et on mêle ensembledeux parties de verd-de-gris ,autant de cinnabre , cinq par-ties de sel ammoniac , deux debecs et de l’oie de canards, etcinq d’alun:on mouille ce mé-lange , dont on fait une pâtetrès-claire ; on en enduit le cui-vre , qu'on sèche au feu; etlorsqu’il est refroidi,on le laveet on l’enduit de nouveau. Cetteopération se répète jusqu’à dixfois.
BRULURE . L’onguent pourla brûlure passe pour être en-core un remède à trouver, tantl’habitude de plaisanter sur lemot rend suspectes toutes lesrecettes qu’on donne pour cetaccident; mais les plaisanteriesdoivent-elles empêcher de putblier celles qui sont muniesd’une certaine autorité, et quel’expérience démontre utiles ?Non, sans doute, et nous croi-rons avoir rendu service à noslecteurs, en leur indiquant leremède suivant, dont on assurel'efficacité ; remède qui, ajoute-t-on , non-seulement guérit tou-tes sortes de brûlures, mais mê-me n’en laisse subsister aucunetrace sur la peau.
On prend 6 onces d’huiled’olive , et 4 ou 5 blancs d’œufsfrais qu’on bat ensemble à froid.Il résulte de ce mélange, uneespèce d’onguent qu’on étendde temps en temps avec un plu-maceau sur la brûlure, obser-vant de 11e mettre aucun lingesur-la partie blessée : à mesureque le remède est appliqué ,couche par couche, il sècheçhaque fois , et il se forme uneçroûte qui tombe ensuite pag
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écailles vers le douzième jour.Quand les croûtes sont toutestombées, on découvre une sur-peau nouvellequis’était forméedessous. Celte surpeati est d’a-bord rougeâtre comme dans lesenlniis nouveaux nés, mais aubput de quatre ou cinq jours,elle blanchit par le contact dol’air qui la consolide, la dessè-che et la rafraîchit.
Mais lorsqu’on veut porterun remède plus prompt, il suf-fit de mêler de t’huile d’oliveavec un peu de cire jaune fon-due ; et sur-tout il faut appli-quer sur-le-cliamp l’huile a’oli-ve, afin de prévenir l’escarre.
On dit que de la gomme gutle ,qui est un suc r^sino-gommeuxymais qui se dissout en plus gran-de quantitédans l’esprit-de-vinque dans l'eau , appliquée demême sur les brûlures, y pro-duit le même effet ; niais il suf-fit d’y en mettre une seule fois,delà laisser sécher; elle forme,une croûte en.se séchant, souslaquelle les chairs se refont :011 n’enveloppe point la brûlu-re, et ce petit traitement à l’a-vantage de ne poiut graissercomme l’huile.
S’il s’agit d’une légère brû-lure, on se guérit aisément,dit-011, en approchant du feu.la partie brûlée le plus prèsqu’on peut le souffrir. La dou-leur s’appaise sur - le - champ;voici la raison physique qu’onen donne : les parties ignées quibrûlaient la peau , l’abandon-nent promptement , sollicitéeset entraînées par le mouvementrapide d’un plus grand feu ,d’unfeu plus libre. On prétend que