F A U
sont plusprête&d’obéir etdes’u-11 il-. Avec le microscope, Ions les instrumeiis tranchants sontde vraies scies; on sait que le1er , et même l’acier ont desveines , c’est-à-dire, des fils dé-tachés qui régnent dans la lon-gueur de la masse. C’est à jeterces veines du dos sur le tran-chant des mstrumens qu’il fauttravailler de façon qu’elles ail-lent former les dents impercep-tibles de la faucille ou de lafaulx. Parce moyen,ce qui au-rait rendu l’outil cassant, luidonne de la solidité en conte-nant les parties qu’il divisait.Pour cela la matière étant pré-parée, comme on l’a dit, onmet la barre ronde au feu ; onla laisse à-peu-près rougir; onl'assujétit ensuite à un étau; onla tourne à droite et à gauche;et tant qu’elle conserve de lasouplesse, 011 travaille à rejeterles veines vers le tranchant. Lesfaucilles et les faulx travailléessuivant ce procédé , ont ététrouvées fort supérieures auxautres.
FAUSSE-MONNAIE. Voy.Monnaie.
FAUSSE - PERLE. Voyez ,au mot Perle , la manière de lesimiter.
FAUTEUIL ROULANT
à l’usage des malades et des per-sonnes âgees ou convalescentes.U n’est que trop ordinaire ,lorsqu’on jouit d'une bonne san- jté , d’oublier les besoins des in-firmités humaines : ils méritentcependant l’attention des âmessensiblesetcompàtissan tes. C’estpour nous un motif d’insérer, |dans cet ouvrage, tout ce qui j
F A U i 3
peut tendre à soulager l’huma-nité souffrante.
Le Journal desSavans, 1713,p. 5 io de la 1'. édition , et p.435 de la 2 e ., fait mention d’unfauteuil mobile sur des roulet-tes, in venté par le sieur de Bezu,et approuvé par l’Académie dessciences. Celui qui était assisdedans pouvait seul le fairemouvoir et tourner.
Voyez encore, dans ce mêmeJournal , 1714» P- 5 oj) et 445 ,l’annonce d'une machine pontfaire mouvoir une chaise surlaquelle 011 est assis.
M. l’abbé de Saint Pierreayant entendu dire à M. Chi-rac, premier médecin du roi,qu’un des remèdes les plus ef-ficaces contre les obstructions,était de faire courir la poste eiichaise aux malades , conçutl’idée d’un fauteuil à ressort,dont le jeu secouait celui qui yétait assis , tout comme unechaise de poste en action. Ilfit construire ce fauteuil parDu-quet , bon machiniste de sontemps, et le nomma tnmous-soir, d’autres l’appellèrent fau-teuil de peste. 11 en est ques-tion dans le Mercure, de France ,décembre 1734 , et avril 1735.
E111770,M.Ferry,serrurier,a mis sous les yeux de l’Aca-démie , un fauteuil de son in-vention , et qui avait trois ob-jets, le premier, de faire mar-cher le fauteuil à la volonté decelui quiy était assis; lesecond ,de baisser lè dossier sous telangle qu’on jugeait à propos,et jusqu'à la situation presqti’ho-rizontale ; et le troisième, deprolonger lesiège assez en avant