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cl adoucir le fer fondu , au pointqu’il cesse d'être inattaquableà la lime; et dans (e cas con-traire, quelle est la matière dela nature du grais on de l’éme-ri 1 qui pourrait user ou polir cefer fondu? INe serait-ce pas lagangue de quelques métaux oul’aimant naturel, cjui est si com-mun aux îles Antilles ? »
M. Boulard , architecte àLyon , a fait à cette questionla réponse suivante* :
« Le fer fondu et la fonte defer se laissent limer, lorsqu’el-les ont été recuites par un feude charbon de bois, soutenupendant deux ou trois heures.On observe de ne pas faire rou-gir à blanc la fonte qu’on sou-met au feu , parce qu’elle tom-berait en morceaux.
« Les cylindres de fer fonduqu’on vent maintenir dans touteleur dureté, se tournent et 3epolissent avec de Témeril enierre, que l’on présente auou t d’une tenaille. On est forcépour cet effet de changer sou-vent de morceau démeril,parce que son arrête se détruitbientôt. » ( Voyez l’art. Mouler(art de ), § Vil ).
§ IV. Moyen de convertir le feren cuivre.
Le hasard découvre quelque-fois dans les corps de la naturedes propriétés que l’industriesait mettre à profit; telles sontles eaux de Neusol, en Hongrie .Dans le temps des cruels rava-ges que Botskai exerça eu Hon-grie , en itio 5 , ce barbare, aprèsavoir pillé et brûlé la ville de
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Neusol, tourna sa rage contreles mines. La frayeur ayantsaisi les mineurs, ils cachèrenttous leurs ustensiles dans descavités souterraines , et chacunse sauva comme il put. Au boutcl’1111 mois, lorsque les eun misse furent retirés, ces ouvriersrevinrent, et furent fort éton-nés de trouver la pins grandepartie de leurs ustensiles cou-verts d’une croûtede cuivreplusou moins épaisse, selon que lolieu où ils les avaient cachésétait plus ou moins humide.
Ou conclut de-là que les eauxqui découlaient dans quelquesendroits de la mine, devaientavoir la vertu de former ducuivre; ce qui détermina à ra-masser et réunir toutes ces eauxpar des espèces de gouttières,afin de 11e les point laisser per-dre. On éprouva que ces eauxvitrioliques consumaient le fer,et rendaient une égale quantitéde cuivre : dès-lors on profitad’un moyen si facile pour sefournir de cuivre.. On construi-sit des souterrains dans lesquels011 ramassa les eaux : ces sou-terrains sont présentement aunombre de vingt-quatre : ouréunit les eaux p*r des tuyauxet gouttières dans des réservoirscarrés, clans lesquels 011 jettede la féraille. L’eau amasséedans les réservoirs parait ver-dâtre; mais lorsqu’on en puisedans un verre bien net, elle pa-rait blanche et claire commedu crysta! ; son goût néanmoinsest très-vitriolicjue.
Le cuivre que cette eau four-nit est beaucoup plus pur, plusmalléable, et plus aisé à fou-