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Tome troisième.
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PER

dre que tout autre cuivre : aussiJes ouvriers en fabriquent riesplais, des gobelets, des taba-tières, et travaillent à lenvie àse surpasser pour la beauté etla propreté de leurs ouvrages.

Toute personne un peu ins-truile dans la chimie, sait bienquil estabsolument impossibleYle changer la nature du fer encelle de cuivre; quil est vraiquon peut tromper la vue, eten imposer à des personnes peuinstruites, 'n leur faisant voirune lame do fer que lon trenipe dans de l'eau , et qui aussi-tôt prend le coup-doeil métal-lique du cuivre : leau dans la-quelle on trempe cette lameest nue vau vitriolique qui, endissol vaut le fer, laisse déposerà la place le cuivre quellecon-tient en dissolution, en quel-que petite quantité quil y soit.(Vovez Transmutation, des ino-tait.v. )

Les eaux de Neusol, en Hon­ grie , dont on a su tirer un sigrand avantage pour se procu-rer de bon cuivre, sont dans lemême cas. Cette eau agit surle fer quon y jette, le dissout etpréripitelesparticulesdecuivrequelle contient dissoutes danssa substance, lesquelles pren-nent alors peu-à-peu la figuredu fer auquel elles sétaientattachées. Le cuivre formé dela sorte nest pas en masse denseet unie, mais cest un amasdune infinité de petites parti-cules , ressemblant aux œufs depoisson, fort friables et aiséesà casser. ( Collect. Acadein .,part.frang., t. VT, p. 1 /J 5 , etpart, étrang ., t. VI, p. 4 22 - )

FER 23

Les eaux de IMeusol tirentleurs propriétés des pyrites decuivre quelles ont dissoutes enpassant à travers les mines dontles montagnes sont remplies;mais 011 a observé que la vertude ces eaux a été affaiblie versle commencement de ce sièclepar des inondations qui ont pé-nétré den liant dans les mines.Cinq ou six chambres fournis-saient autrefois plus de cuivrequon nen retire aujourdhuidune vingtaine. ( V . Métaux. )

§ V. Manière damener le fer àsa peifeciion.

Les mines de fer, après unepremière fusion , fournissenttoujours un fer aigre et cassant,qm est ce quon nomme fonteou J êrfondu. Pour le perfection-ner, il a besoin de recevoirplusieurs fusions, et dêtre tra-vaillé sous le gros marteau desforges. Le nombre et la naturade ces préparations dépendentde la plus ou moins bonne qua-lité : souvent ce nest quaprè*la septième ou huitième fusion,ou après des répétitions longueset dispendieuses du travail aumarteau, que lon parvient àlui donner la perfection quelon desire. Ce défaut du fervient ordinairement de deuxcauses, i°. de ce quil reste dusoufre dans le fer, malgré latorréfaction de la mine, la fu-sion à travers les charbons etle travail du gros marteau;2 0 . de ce quil reste dans le mé-tal des parties de la terre pro-pre du fer, qui, faute davoirété suffisamment atteintes par