FER
en lavant les lames et en lesfrottant avec rlu sable; aprèsquoi on les trempe chaudes àun degré convenable, dansdescreusets pleins d’étain en fu-sion , en observant que cet étaindoit être couvert d’une couchede suif d’un pouce ou deux d’é-paisseur , dans lequel on a misun peu de noir de fumée.
L'effet du suif est, entre au-tres, d’empêcher l’étain en fu-sion de se réduire en chaux parle contact de l’air, ce qui luiarrive aisément. ( Voyez aumot Etain , l’article Vaisselle (Tétain ). Quant au noir de fu-mée , il paraît qu’il remplacele sel ammoniac dans lequel ilentre. Voyez aussi ci-dessus lechoix qu’il faut faire du ferqu’on veut élamer. Ne pourrait-on pasdonner facilement, auxlames de tôle dont on forme lefer-blanc, une pîusgrande épais-seur d’étain, et les rendre pluspasses? comme aussi faire desfeuilles de fer-blanc étaméeségalement dans toute leur sur-face, en faisant passer les lamesde tôle horizontalement dans unbain d’étain fondu , au lieu deles y plonger perpendiculaire-ment ?
FERMENTATIONS . Cemot , dans l’acception géné-rale , et par son étymologie ,présente l’idée du mouvementdonné aux solides et aux fluidespar la chaleur, et l’on pourraiten conclure que toute fermen-tation est accompagnée de cha-leur.
On trouve cependant, parmiles mémoires de l’Académiedes sciences de Paris f Voyez
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Collée. Acad. part. Jranç., t. I,p. 56 o ; t. II , pag. 246 ; t VI ,p. 110. ) un mémoire curieuxde M. Geoffroy, sur des fer-mentations froides. Commeelles ont beaucoup de rapportà ce que nous avons dit à l’ar-ticle Refroidissement dty li-queurs , nous nous contenteronsd’y renvoyer, en observant seu-lement que les différentes ex-périences de M. Geoffroy pour-raient conduire à d’autres déicouvertes utiles.
MM. Amontons et Geoffroyont observé que l’esprit-de-vincommunique de la chaleur àl’eau par son mélange. ( Collect.Acad ., partie, franç. , tom. II,p. 248, et t. IÏI,p. 218).
A la lecture de leurs obser-vations, il faut joindre encorecelled’uu mémoire inséré tomeXJ II de ladite Collée. Académ.,part, étrang , p. 140.
L’Académie de Berlin avaitproposé un prix , en ic84 et1785 ,pour le meilleur mémoiresur la Théorie de la Fermenta-tion -, mais n’ayant point reçude mémoire satisfaisant, elleabandonna celte question en178!).
FEU. Il n’est point du ressortde cet ouvrage de donner ici lathéorie du feu ; d’habiles phy-siciens ont traité cette matière.On trouvera dans Y Encyclopé-die leurs différens systèmes rap-prochés. Des réflexions impor-tantes sur l’incendie de l’églisede Rqyaumont, en 1760, sontconsignées dans la Coll. Acad.,part. fr. , t. XII, pag. 86. Il yfaut joindre la lecture de l’ou-vrage du trop fameux Marat t